L'opposition mobilisée en Thaïlande, un ministère occupé

Répondre
Avatar du membre
Farangissan
Messages : 4319
Enregistré le : ven. 7 sept. 2012 04:27
Localisation : Thailande

L'opposition mobilisée en Thaïlande, un ministère occupé

Message par Farangissan »

En reponse a Kobethai et pour aller dans le sens de la reponse que lui a faite cagouille , ca sent mauvais...mais nous ne sommes pas encore en janvier 2014
Les infos a la TV thai sont aux abonnes absents;
Google translate n'est pas tout a fait au point mais ma femme peut savoir ce qui se passe a Bangkok de cette facon la...


" BANGKOK (Reuters) - Un millier de manifestants hostiles au Premier ministre, Yingluck Shinawatra, sont entrés de force lundi au siège du ministère des Finances à Bangkok et les chefs de file de la contestation ont appelé à occuper d'autres bâtiments publics afin de faire chuter le gouvernement thaïlandais.

"J'invite les manifestants à rester ici durant la nuit, au ministère des Finances", a lancé un leader du mouvement, Suthep Thaugsuban, à la foule rassemblée devant l'immeuble. "J'exhorte les autres manifestants à faire de même et à s'emparer d'autres bâtiments publics à travers le pays."

Plusieurs centaines de personnes se sont ensuite massées devant le département des Relations publiques, un service dépendant du chef du gouvernement et gérant les communications officielles. Le bâtiment abrite aussi Radio Thaïlande, la "voix" du gouvernement en anglais et en thaï. ..."

http://www.latribune.fr/depeches/reuter ... ccupe.html
Avatar du membre
Raymond38
Administrateur du site
Messages : 3100
Enregistré le : mar. 1 févr. 2011 22:56
Localisation : PICARDIE FRANCE

Re: L'opposition mobilisée en Thaïlande, un ministère occupé

Message par Raymond38 »

Voici un article du monde que je viens de trouver sur ce sujet

Source: lemonde.fr
Lien vers le site: http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/ar ... _3216.html
le 25/11/2013


"Si les fonctionnaires ne cessent pas leur travail, nous prendrons tous les ministères demain pour montrer que le système Thaksin n'a pas de légitimité à diriger le pays", a déclaré à la foule Suthep Thaugsuban, un des dirigeants du Parti démocrate, principal parti d'opposition.

Des centaines de manifestants ont pénétré dans le ministère des finances thaïlandais, lundi 25 novembre, alors que des dizaines de milliers de manifestants défilaient dans les rues de Bangkok pour réclamer le départ de la première ministre.

Plusieurs centaines de manifestants d'opposition, qui réclament le départ du gouvernement, se sont introduits lundi dans l'enceinte du ministère sans causer de dégâts, leur meneur appelant à "prendre tous les ministères". "C'est la dernière étape de la désobéissance civile. Si les fonctionnaires ne cessent pas leur travail, nous prendrons tous les ministères demain, a déclaré devant la foule Suthep Thaugsuban, un des dirigeants du Parti démocrate, principal parti de l'opposition. Ce que nous voulons, c'est nous débarrasser du système Thaksin."

Criant "Thaksin dehors, l'armée avec nous !", certains manifestants ont appelé à une intervention militaire dans un pays qui a connu 18 coups d'Etat – dont celui qui a renversé Thaksin en 2006 – ou tentatives de coup d'Etat depuis l'établissement de la monarchie constitutionnelle en 1932.

Selon la police, plus de 30 000 opposants au gouvernement de Yingluck Shinawatra, sœur de l'ancien premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, qui reste au cœur de la politique du royaume, ont commencé à marcher vers une douzaine de sites, dont les sièges de la police, de l'armée et des chaînes de télévision.

Plusieurs dizaines de milliers d'opposants au gouvernement de Yingluck Shinawatra, sœur de Thaksin, ont marché lundi matin vers une dizaine de sites, dont les sièges de la police, de l'armée et des chaînes de télévision.

Environ 90 000 d'entre eux, selon la police, s'étaient déjà rassemblés dimanche, après des semaines d'une mobilisation quasi quotidienne qui constitue le plus important mouvement de rue depuis la crise politique du printemps 2010 qui avait fait quelque 90 morts et 1 900 blessés. Les organisateurs estimaient, pour leur part, leur nombre bien plus proche du million.

Dimanche soir, quelque 50 000 "chemises rouges" favorables au gouvernement et fidèles à Thaksin s'étaient également rassemblées, et la police a appelé tous les manifestants au calme.

DÉMISSION EXCLUE

Le mouvement de l'opposition est le plus important défi du gouvernement Yingluck depuis son arrivée au pouvoir, en 2011, après des élections largement remportées grâce notamment au soutien des "rouges", un an après la répression de leur mouvement. Jusqu'à 100 000 de ses partisans avaient ainsi occupé le centre de la capitale pendant deux mois au printemps 2010 pour réclamer la démission du gouvernement de l'époque dirigé par le chef du Parti démocrate, Abhisit Vejjajiva, avant un assaut de l'armée.

Cette crise, la plus grave qu'ait connue la Thaïlande moderne, avait mis en lumière les divisions profondes de la société entre les masses rurales et urbaines défavorisées du Nord et du Nord-Est, fidèles à Thaksin, et les élites de Bangkok gravitant autour du palais royal, qui le haïssent.

Ces manifestations interviennent alors que le parti au pouvoir, le Puea Thai, est en mauvaise posture. Deux de ses importantes réformes politiques viennent d'échouer. La Cour constitutionnelle a retoqué un projet d'amendement qui aurait transformé le Sénat en une assemblée intégralement élue et non plus en partie nommée. Et ce même Sénat a rejeté une loi d'amnistie considérée comme un moyen de permettre le retour de Thaksin.

Yingluck Shinawatra a exclu lundi de quitter son poste de première ministre. A des journalistes qui lui demandaient si elle allait dissoudre le Parlement, ou démissionner, elle a simplement répondu "non". Pour accentuer la pression, le Parti démocrate compte sur un débat mardi au Parlement autour d'une motion de défiance qui a toutefois peu de chance de passer, le Puea Thai au pouvoir disposant de la majorité.


Lien vers le site: http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/ar ... _3216.html
Répondre