La Cour constitutionnelle thaïlandaise a destitué vendredi 29 août la Première ministre suspendue, Paetongtarn Shinawatra, et son cabinet pour sa gestion du conflit frontalier avec le Cambodge voisin. Les neuf juges ont estimé qu'elle n'avait pas respecté les normes éthiques requises d'un Premier ministre lors d'un appel téléphonique en juin avec l'ancien dirigeant cambodgien Hun Sen, qui avait fuité en ligne.
gloups a écrit : ven. 29 août 2025 11:48
Donc de nouvelles élections à prévoir ?
L'"oracle" (Gemini) me dit que pas nécessairement (plutôt non, d'ailleurs).
La Cour constitutionnelle thaïlandaise a destitué la Première ministre Paetongtarn Shinawatra, mais cela ne déclenche pas automatiquement de nouvelles élections. Voici ce qu'il va se passer :
Le gouvernement actuel reste en place : Le Premier ministre adjoint, Phumtham Wechayachai, et le reste du cabinet continuent de fonctionner comme un gouvernement par intérim jusqu'à ce qu'un nouveau Premier ministre soit choisi.
Vote parlementaire : Le Parlement doit maintenant élire un nouveau Premier ministre. Les candidats potentiels sont limités à une liste de noms qui a été soumise par les partis politiques avant les dernières élections générales.
Le parti Pheu Thai a un dernier candidat : Le parti de Paetongtarn, Pheu Thai, a déjà eu deux de ses candidats à la primature écartés par les tribunaux. Il lui reste un dernier candidat sur sa liste : Chaikasem Nitisiri.
Nouvelles élections possibles : Bien qu'il n'y ait pas d'élections automatiques, une nouvelle coalition pourrait être difficile à former. Le gouvernement par intérim pourrait aussi décider de dissoudre le Parlement et de convoquer de nouvelles élections. C'est une possibilité, mais ce n'est pas le scénario immédiat.
En résumé, la Thaïlande entre dans une nouvelle période d'incertitude politique, mais l'étape immédiate est la sélection d'un nouveau Premier ministre par le Parlement, et non un nouveau vote populaire.
A mon sens le scénario était écrit depuis longtemps. Les confrontations avec le Cambodge ont permis de "faire reluire" l'armée Thaïlandaise et de piéger la PM (on s'étonne d'ailleurs que "pirater" une conversation privée soit une preuve !).
De là découle que le peuple acceptera probablement de revoir des "étoilés" au gouvernement sans trop s'exciter.
Le carrousel a fait un tour de plus, pas grand chose n'évolue au PDS sauf le sentiment anti-farangs.
le « roi du cannabis » prend la tête d'un gouvernement sous emprise.
Le conservateur Anutin Charnvirakul a été élu Premier ministre, ce vendredi, avec le soutien de ses adversaires progressistes qui lui ont fait promettre une dissolution de l'assemblée dans les quatre mois. Le dirigeant doit gérer une situation politique confuse et une économie fragilisée.