BANGKOK CONNEXION

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oli
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BANGKOK CONNEXION

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«Bangkok connexion» : tout savoir sur ce réseau criminel entre la France et la Thailande, dont 42 membres ont été interpellés en 2026

Face aux prix très attractifs du cannabis en Thaïlande, un réseau criminel, la «Bangkok connexion» tente d’ouvrir une route commerciale entre ce pays d’Asie du sud-est et la France. 42 personnes ont été interpellées depuis le début de l’année, en hausse de 121% par rapport à 2025.


Une nouvelle route de la drogue. Quarante-deux personnes ont été interpellées depuis le début de l’année pour avoir transporté illégalement du cannabis dans leur valise en provenance de Thaïlande, principalement via un système de «mules», a révélé le parquet de Bobigny. Une augmentation de 121% par rapport à la même période l'année dernière, qui dévoile les ramifications d’un réseau, la «Bangkok connexion», qui cherche à s’implanter en France, misant notamment sur les tarifs plus qu’attractifs du cannabis dans ce pays d’Asie du sud-est.

French connexion. Le terme avait été inventé pour désigner les membres d'un réseau exportateur d'héroïne aux États-Unis depuis la France, des années 1930 aux années 1970. Aujourd’hui, les autorités parlent de «Bangkok connexion» pour évoquer ce réseau criminel qui tente d’ouvrir une nouvelle route commerciale de la drogue entre la Thaïlande et la France pour importer du cannabis, bien moins cher qu’en Espagne ou au Maroc - principaux pays fournisseurs des dealers français -, après que le pays a autorisé sa commercialisation à des fins récréatives en 2022.
21 français interpellés, plus d'une tonne saisie

En quatre mois, 42 personnes, dont 21 Français, ont été interpellées dans des aéroports de l’Hexagone, principalement à Paris, selon le procureur de la République de Bobigny, Éric Mathais, cité par Le Parisien. Soit une augmentation de 121% par rapport à la même période l’an dernier. Selon les chiffres du parquet de Bobigny et de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) de la direction nationale de la police judiciaire, près de 1,2 tonne a déjà été interceptée en 2026, contre «seulement» 1,3 tonne en 2024 et pas loin de deux tonnes pour toute l’année 2025.

Une «évolution spectaculaire», note le magistrat, qui met par ailleurs en évidence la technique spécifique de ce réseau : l’usage de mules, des personnes, à l’origine non impliquées dans le trafic de drogues, qui assurent l’acheminement de stupéfiants ayant une valeur marchande élevée pour le compte de trafiquants, dans leur corps, en les avalant ou en les plaçant dans des cavités naturelles, ou encore dans leurs bagages. Contrairement aux ovules de cocaïne qui sont souvent ingérés, le cannabis, plus volumineux, est transporté dans les valises.

Fin 2025, 58 mules avaient été arrêtées à Roissy en un an, contre 22 en 2024. Un chiffre en hausse de 164%. Leur profil est varié : des Français, recrutés pour faire des allers-retours, mais aussi des locaux ou des Malaisiens, en raison de leurs facilités d’entrée en Europe. Cela peut aussi être des touristes abordés en Thaïlande pour transporter des valises contre de grosses rémunérations, parfois jusqu’à 10.000 euros. Un mode opératoire plébiscité par les organisations criminelles en raison de la forte implantation de la communauté française dans le pays.
Un produit «trois fois moins cher»

Si la quantité de cannabis saisie en provenance de Thaïlande reste mesurée (environ 5% du volume total intercepté en 2025), cette connexion est surveillée de près par les autorités, notamment en raison du gain financier que les trafiquants tirent de cette nouvelle route commerciale. Aujourd'hui, les principaux fournisseurs de cannabis en France sont le Maroc pour la résine et l’Espagne pour l’herbe. Mais les prix thaïlandais sont bien plus attractifs : environ trois fois moins cher, ce qui signifie trois fois plus de bénéfices pour les réseaux.


Pour endiguer le phénomène, les autorités françaises travaillent en étroite collaboration avec la Royal Thai Police. Depuis près d’un an, la législation thaïlandaise a imposé aux acheteurs de cannabis de fournir un certificat médical pour réduire la vente libre. S’il est encore assez facile de s’en procurer sur place, selon les autorités, cela reste «une première barrière». En France, en revanche, c’est la tolérance zéro. Dans chaque affaire, les prévenus sont renvoyés en comparution immédiate, qui débouche «quasi-systématiquement» sur une incarcération.



https://www.cnews.fr/faits-divers/2026- ... ance-et-la
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