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Re: Un Belge incarcéré en Thaïlande pour un passeport falsifié

Posté : mer. 11 juin 2014 18:43
par dreamman
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Dernières nouvelles, désolé je n'ai que cette mauvaise image d'un article de journal, pour zoomer cliquez sur loupe en haut à gauche de l'image puis sur + loupe.

Re: Un Belge incarcéré en Thaïlande pour un passeport falsifié

Posté : mer. 11 juin 2014 21:11
par farangset
J'ai pu lire un peu partout des cellules de 30/40 détenus, mais 70/80 dans 30m² c'est vraiment impressionnant.

Re: Un Belge incarcéré en Thaïlande pour un passeport falsifié

Posté : jeu. 12 juin 2014 00:10
par Raymond38
Vraiment terrible ce genre de chose.

Re: Un Belge incarcéré en Thaïlande pour un passeport falsifié

Posté : ven. 13 juin 2014 21:28
par roberto
Farangissan a écrit : ....mais les employeurs des autres instructeurs payent leur ecu aux oeuvres de la police locale... :big smile2:
certainement la bonne analyse

Le pauvre (dans tous les sens du terme) lav-

manquais de ressources et de tunes pour ne pas subir ce "séjour" dans les geôles thaïs
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Heureusement il est rentré at home pl-*

Re: Un Belge incarcéré en Thaïlande pour un passeport falsifié

Posté : lun. 30 juin 2014 21:37
par dreamman
La Voix du Nord s'est fendue d'un article sur le cas.



La Panne: emprisonné trois mois en Thaïlande pour une histoire de faux visa

Publié le 26/06/2014
ESTELLE JOLIVET


Ludovic Marquis a passé trois mois de vacances en Thaïlande. Puis près de trois mois de cauchemar. Jeté en prison pour un problème de faux visa, il a finalement réussi à prouver sa bonne foi, au terme d’une procédure qui lui aura coûté près de 20 000 €.
Originaire de Mons, Ludovic Marquis est de retour chez lui, à La Panne. Soulagé !

Quatre-vingt-quatre jours dans une prison thaïlandaise, quinze kilos perdus. Ludovic Marquis remonte la pente, lentement, depuis son retour en Belgique, le 11 juin. « La liberté n’a pas de prix », prend-il plaisir à rappeler. La sienne lui aura coûté une bonne partie de ses économies – « entre 20 et 25 000 €, tout compris ».

Il perd sa carte bancaire

Le 16 mars au soir, Ludovic Marquis, 35 ans, restaurateur belge de La Panne, s’apprête à mettre un terme à trois mois de vacances sportives en Thaïlande. « Je suis passionné de plongée, j’y allais surtout pour ça. J’ai pu plonger plus de 200 fois. » Le rêve. Ce soir-là, il se rend à l’aéroport de Bangkok, un peu en avance, un peu stressé. Il vient de se rendre compte qu’il a égaré sa carte bancaire.

Il sait pourtant qu’il va en avoir besoin : le visa qui figure sur son passeport est trop court, de quatre jours. Il va devoir payer une amende. « Je me suis dit que j’allais pouvoir expliquer mon cas, trouver un arrangement » avec les autorités.

Personne ne parle anglais

Sur place, il déchante. Dans les bureaux de la police et de l’immigration, personne ne parle anglais. La compagnie aérienne lui rétorque que son problème de visa ne la concerne pas. Il tente d’embarquer, mais lors du deuxième contrôle, il est conduit dans un bureau où l’on règle habituellement les dépassements de visa. Il fait comprendre qu’il n’a pas de moyen de paiement.

Dès lors, c’est la descente aux enfers. « On ne m’interroge pas, on veut me forcer à signer une déposition en thaï. Je refuse. On me dit juste : False visa ! (faux visa). Et on me transfère en prison. » Il sera innocenté… 74 jours plus tard.

De fausses promesses de l’ambassade

« Plusieurs charges pesaient contre moi. La plus lourde était une falsification de cachet administratif », explique-t-il (lire ci-dessous). Il doit sa liberté à la détermination de ses parents, qui ont remué ciel et terre pour lui trouver un bon avocat, venu de Bruxelles plaider sa cause en Thaïlande, après avoir obtenu une autorisation spéciale de plaider. « L’ambassade, elle, m’a surtout fait de fausses promesses », regrette-t-il, amer.

Désormais, Ludovic Marquis pense à la saison estivale. Il a travaillé d’arrache-pied pour pouvoir rouvrir son restaurant (1). « Mais j’ai envie, aussi, de raconter mon histoire. On dit aux voyageurs de se faire vacciner quand c’est nécessaire, mais pas de faire attention aux extensions de visa. Il faut que cela se sache. »

(1) De Zeeberm, à Oostduikerke, rouvre aujourd’hui.

L’enfer de la prison

Dans la prison où Ludovic Marquis a passé 84 jours, dans la région de Bangkok, les cellules de 30 m2 abritent jusqu’à 80 détenus, dans des conditions d’insalubrité extrême. « Dans notre bloc, on comptait 2 000 prisonniers, dont 130 étrangers » : un Néerlandais, un Estonien, un Hongrois qui avait le même problème que moi, et qui a pris un an parce qu’il n’avait pas d’avocat »…

Les douches sont sales, les repas peu ragoûtants : « On nous servait trois fois par jour un bouillon de légumes, parfois un peu de viande qu’on soupçonnait être les restes des Thaïlandais de la prison, du riz insipide. Tout était toujours froid, et souvent très épicé. »

Ludovic Marquis contracte d’abord une infection au pied, puis une, plus grave, au colon. À chaque fois, les gardiens le laissent sans soin durant plusieurs semaines. « J’ai finalement pu aller à l’hôpital, où on m’a donné des antibiotiques. À la prison, ils disent qu’il y a un hôpital, mais ce n’est même pas une infirmerie. »

Les contacts téléphoniques avec l’extérieur sont interdits. Des quatre courriers que Ludovic Marquis envoie, aucun n’arrive à destination. À quelques rares occasions, il reçoit la visite d’un avocat local, ou d’un représentant de l’ambassade.

Tous les douze jours, son dossier est réexaminé par « la cour », qui peut demander un complément d’enquête de douze jours supplémentaires, à sept reprises. Soit 96 jours d’attente, au pire des cas, avant d’être informé d’une éventuelle condamnation. « La cour, c’est une cellule sale, où un fonctionnaire, derrière une petite fenêtre à glissière, rapporte ce qu’a dit le juge. Ça dure deux minutes. Un Iranien me servait de traducteur en anglais. »

Pour venir à la cour, les prisonniers sont enchaînés par les pieds. « On est tous en tenue de bagnards, comme sur les gravures d’avant la Révolution, crâne rasé, chaînes au pied. En voyant ça la première fois, je me suis dit : J’ai tué personne, je ne vais pas rester. » Tous ses compagnons d’infortune n’ont, hélas, pas eu sa chance. E. J.
Les visas touristiques pour la Thaïlande

La procédure varie en fonction de la durée du séjour :

- Moins de 30 jours : on peut débarquer en Thaïlande muni d’un passeport en cours de validité, sur lequel on appose un tampon correspondant à une exemption de visa de 30 jours.

- De 30 à 60 jours : il faut demander, avant le départ, auprès de l’ambassade, un visa de tourisme valable deux mois.

-De 60 à 90 jours : le visa de tourisme peut être prolongé de 30 jours, depuis la Thaïlande, dans un bureau de l’immigration. On peut aussi obtenir de nouveau 30 jours (15 jours pour les ressortissants belges) en entrant par voie terrestre en Thaïlande, c’est-à-dire en faisant un aller-retour dans un pays frontalier.

- Sur place, des agences plus ou moins honnêtes se proposent de remplir ces formalités à la place des touristes. Celle par laquelle est passé Ludovic Marquis lui avait été recommandée. Le cachet qu’elle avait apposé sur son passeport était bon, mais le visa n’avait pas été encodé, et n’était donc pas officiellement valable.