La situation ne s'améliore pas au Myanmar, selon un envoyé de l'ONU
Posté : mar. 24 mai 2011 12:47
La situation ne s'améliore pas au Myanmar, selon un envoyé de l'ONU
Source: The Associated Press
le 24/05/2011
BANGKOK — Depuis qu'il a succédé à la junte militaire en mars, le nouveau gouvernement civil du Myanmar a fait peu de progrès sur le plan des droits humains, a soutenu l'envoyé spécial de l'ONU au Myanmar.
Les élections législatives qui ont eu lieu l'an dernier et l'accession au pouvoir de certains dirigeants civils avaient été salués par les dirigeants militaires du pays. Ils avaient fait valoir que ces étapes comptaient parmi les dernières de la «route vers la démocratie».
Il y a encore beaucoup de chemin à faire, a prévenu lundi le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme pour le Myanmar, Tomas Ojea Quintana, lors d'une conférence de presse qui s'est déroulée à Bangkok.
Le gouvernement du Myanmar empêche toujours M. Quintana de se poser le pied au pays. Il s'est exprimé après avoir recueilli les témoignages de réfugiés du Myanmar qui se trouvent en Thaïlande. Environ 100 000 d'entre eux se trouveraient actuellement en Thaïlande après avoir fui leur pays d'origine.
Tomas Ojea Quintana a signalé que les violences font toujours rage le long de la frontière orientale du Myanmar. Les groupes ethniques minoritaires sont encore victimes de «confiscation de terres, de travail forcé, d'exécutions illégales et de violences sexuelles», a-t-il expliqué. Ces abus sont «généralisés, ils se poursuivent aujourd'hui et les dirigeants ne s'en préoccupent pas», a ajouté l'envoyé spécial qui, en février dernier, avait tiré la sonnette d'alarme en prévenant que la «terrifiante» situation des droits de l'homme dans ce pays pourrait avoir des répercussions sur les autres pays de la région. La junte militaire a dirigé le pays d'une main de fer depuis 1962. Les anciens dirigeants du régime dominent toujours gouvernement civil, si bien que certains critiques soutiennent que les élections organisées l'année dernière ne sont qu'un mirage. Le président élu, Thein Sein, est d'ailleurs un ancien militaire. La semaine dernière, l'adjoint du vice-secrétaire d'État pour l'Asie de l'est et le Pacifique, Joseph Yun, a également fait part de ses préoccupations en ce qui a trait aux politiques gouvernementales en matière de droits humains.
Source: The Associated Press
le 24/05/2011
BANGKOK — Depuis qu'il a succédé à la junte militaire en mars, le nouveau gouvernement civil du Myanmar a fait peu de progrès sur le plan des droits humains, a soutenu l'envoyé spécial de l'ONU au Myanmar.
Les élections législatives qui ont eu lieu l'an dernier et l'accession au pouvoir de certains dirigeants civils avaient été salués par les dirigeants militaires du pays. Ils avaient fait valoir que ces étapes comptaient parmi les dernières de la «route vers la démocratie».
Il y a encore beaucoup de chemin à faire, a prévenu lundi le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme pour le Myanmar, Tomas Ojea Quintana, lors d'une conférence de presse qui s'est déroulée à Bangkok.
Le gouvernement du Myanmar empêche toujours M. Quintana de se poser le pied au pays. Il s'est exprimé après avoir recueilli les témoignages de réfugiés du Myanmar qui se trouvent en Thaïlande. Environ 100 000 d'entre eux se trouveraient actuellement en Thaïlande après avoir fui leur pays d'origine.
Tomas Ojea Quintana a signalé que les violences font toujours rage le long de la frontière orientale du Myanmar. Les groupes ethniques minoritaires sont encore victimes de «confiscation de terres, de travail forcé, d'exécutions illégales et de violences sexuelles», a-t-il expliqué. Ces abus sont «généralisés, ils se poursuivent aujourd'hui et les dirigeants ne s'en préoccupent pas», a ajouté l'envoyé spécial qui, en février dernier, avait tiré la sonnette d'alarme en prévenant que la «terrifiante» situation des droits de l'homme dans ce pays pourrait avoir des répercussions sur les autres pays de la région. La junte militaire a dirigé le pays d'une main de fer depuis 1962. Les anciens dirigeants du régime dominent toujours gouvernement civil, si bien que certains critiques soutiennent que les élections organisées l'année dernière ne sont qu'un mirage. Le président élu, Thein Sein, est d'ailleurs un ancien militaire. La semaine dernière, l'adjoint du vice-secrétaire d'État pour l'Asie de l'est et le Pacifique, Joseph Yun, a également fait part de ses préoccupations en ce qui a trait aux politiques gouvernementales en matière de droits humains.