Interview intime d'un taxi de Bangkok.
Posté : mar. 14 juin 2011 21:04
Les taxis font partie de la vie et du paysage de Bangkok. Ils sont partout, s’arrêtent au moindre signal et – aujourd’hui – possèdent tous un compteur. Lors de mes premiers voyages à Bangkok, il y a longtemps, c’était la jungle. Pas de compteur, les chauffeurs ne parlaient pas un mot d’anglais, ne le comprenaient pas davantage. Il fallait négocier le prix de la course avant de grimper dans un véhicule. Ensuite c’était l’aventure car les ¾ du temps ils n’avaient pas compris ou mal compris ce que les touristes de passage ânonnaient. Et on pouvait se retrouver largués à des kilomètres, loin de tout. J’entendais dernièrement des canadiens (du Québec) demander à une amie agent de voyages à Chiang Mai. : « Combien ça coûte pour aller à Fnom pen ». J’ai traduit « Phnom Penh » pour eux, car en français « ph » devient « f » tout comme en vietnamien mais pas du tout en thaï (certains continuent cependant de prononcer Fukhet pour Phuket).

Revenons à l’article de LIFE. « Confessions de citoyens ordinaires ».
« Les chauffeurs de taxis sont aussi sollicités sexuellement, surtout s’ils sont mignons. Sexuellement et émotionnellement aussi. L’industrie du taxi est un marché ouvert à la prostitution masculine en général et parfois aux femmes seules ».
La réputation des hommes thaïs est plutôt désastreuse, une des pires au monde paraît-il. Justifiée ou non, il faut écouter les confidences et plaintes de beaucoup de femmes. Et pas seulement sur les hommes riches. Sumet, le chauffeur interviewé pour LIFE explique qu’il aime son métier car il s’y sent « libre ». « Ma vieille est à Nong Bua Lumphu (Isan) (il a utilisé le mot « la grosse vache » pour « vieille ») ! « Quand elle vient à Bangkok on se voit mais le bon côté c’est qu’elle ne vit pas ici en permanence, comme ça je peux aller où je veux avec ma « mia noi » ou d’autres nouvelles « petites femmes ». Ca ne l’empêche pas d’envoyer de l’argent à la « mia luang » (femme principale) afin qu’elle prenne soin de leur fille. « Elle me dit de porter des préservatifs, parce qu’elle connaît la musique. Nous sommes des hommes après tout ! Ma deuxième femme est chinoise, elle vit aussi en dehors de Bangkok je ne la vois que lorsqu’elle vient dans la capitale, et puis les femmes « entre d’eux ». Des aventures rémunérées ou non. J’ai besoin de ça parce que sinon je deviendrai claustro dans mon taxi 15 heures par jour »
Sumet prend les petits boulots extra par pure nécessité même si c’est contre ses principes éthiques ou moraux. La compétition est rude dans le milieu des taxis.
« Vous connaissez les musulmans ? » demande-t-il aux journalistes… « Après avoir couché, elles se lavent les cheveux. C’est leur culture. Je le sais j’y ai gouté ».
Et puis Sumet disparaît dans la nuit, se fondant dans la multitude des milliers de taxis. Le journaliste termine ainsi son article : « Je pense à Sumet, à son fils parti travailler à Taiwan et qui lui manque énormément, à ses deux femmes et aux « occasionnelles », à ses connections avec la police, aux passagers (res) solitaires en quête d’amour tarifé avec lesquels (les) il a fait l’amour. Avec cette façon de survivre, il essaie, et a peut-être trouvé, une forme de liberté qui lui permet tout simplement de vivre ».
Dans une moitié des rayons des librairies thaïlandaises on trouve des livres de langue anglaise se rapportant au bouddhisme, une autre moitié est consacrée aux livres de pauvres farangs tombés amoureux de jeunes isan travaillant dans les bars de Pattaya. Comment ces histoires « d’amour » finissent-elles ?…. « mal en général » (chantait Rita Mitsouko). Refrains rabâchés et très ennuyeux parce que répétitifs. On ne sait pas grand-chose des hommes thaïs en dehors de leur infidélité. *
http://michjuly.typepad.com/blog/ l'article complet en anglais http://www.bangkokpost.com/feature/peop ... from-a-cab

Revenons à l’article de LIFE. « Confessions de citoyens ordinaires ».
« Les chauffeurs de taxis sont aussi sollicités sexuellement, surtout s’ils sont mignons. Sexuellement et émotionnellement aussi. L’industrie du taxi est un marché ouvert à la prostitution masculine en général et parfois aux femmes seules ».
La réputation des hommes thaïs est plutôt désastreuse, une des pires au monde paraît-il. Justifiée ou non, il faut écouter les confidences et plaintes de beaucoup de femmes. Et pas seulement sur les hommes riches. Sumet, le chauffeur interviewé pour LIFE explique qu’il aime son métier car il s’y sent « libre ». « Ma vieille est à Nong Bua Lumphu (Isan) (il a utilisé le mot « la grosse vache » pour « vieille ») ! « Quand elle vient à Bangkok on se voit mais le bon côté c’est qu’elle ne vit pas ici en permanence, comme ça je peux aller où je veux avec ma « mia noi » ou d’autres nouvelles « petites femmes ». Ca ne l’empêche pas d’envoyer de l’argent à la « mia luang » (femme principale) afin qu’elle prenne soin de leur fille. « Elle me dit de porter des préservatifs, parce qu’elle connaît la musique. Nous sommes des hommes après tout ! Ma deuxième femme est chinoise, elle vit aussi en dehors de Bangkok je ne la vois que lorsqu’elle vient dans la capitale, et puis les femmes « entre d’eux ». Des aventures rémunérées ou non. J’ai besoin de ça parce que sinon je deviendrai claustro dans mon taxi 15 heures par jour »
Sumet prend les petits boulots extra par pure nécessité même si c’est contre ses principes éthiques ou moraux. La compétition est rude dans le milieu des taxis.
« Vous connaissez les musulmans ? » demande-t-il aux journalistes… « Après avoir couché, elles se lavent les cheveux. C’est leur culture. Je le sais j’y ai gouté ».
Et puis Sumet disparaît dans la nuit, se fondant dans la multitude des milliers de taxis. Le journaliste termine ainsi son article : « Je pense à Sumet, à son fils parti travailler à Taiwan et qui lui manque énormément, à ses deux femmes et aux « occasionnelles », à ses connections avec la police, aux passagers (res) solitaires en quête d’amour tarifé avec lesquels (les) il a fait l’amour. Avec cette façon de survivre, il essaie, et a peut-être trouvé, une forme de liberté qui lui permet tout simplement de vivre ».
Dans une moitié des rayons des librairies thaïlandaises on trouve des livres de langue anglaise se rapportant au bouddhisme, une autre moitié est consacrée aux livres de pauvres farangs tombés amoureux de jeunes isan travaillant dans les bars de Pattaya. Comment ces histoires « d’amour » finissent-elles ?…. « mal en général » (chantait Rita Mitsouko). Refrains rabâchés et très ennuyeux parce que répétitifs. On ne sait pas grand-chose des hommes thaïs en dehors de leur infidélité. *
http://michjuly.typepad.com/blog/ l'article complet en anglais http://www.bangkokpost.com/feature/peop ... from-a-cab