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Un voyage de touristes chinois à Pattaya se transforme en réseau d'escroqueries à la frontière birmane

Posté : mer. 13 nov. 2024 10:02
par dreamman
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Image Dreamman avec l'IA


MAE SOT — La police thaïlandaise a secouru mardi cinq touristes chinois qui avaient failli être victimes d'un trafic transfrontalier. Les touristes, qui avaient prévu de se rendre à Pattaya, une station balnéaire très prisée, se sont retrouvés conduits à Mae Sot, à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie.

Le groupe a été intercepté au poste de contrôle de sécurité de Huai Hin Fon, sur la route Mae Sot-Tak. Les autorités ont découvert les touristes lors d'un contrôle de routine de leur véhicule, où ils ont tous été reconnus comme étant en possession de passeports valides. Par l'intermédiaire d'un interprète chinois, les touristes ont révélé qu'ils n'avaient aucune intention de se rendre dans la zone frontalière et ont été choqués d'apprendre que leur itinéraire avait été détourné.

La police pense que le groupe était probablement victime d'un trafic vers Myawaddy, au Myanmar, où ils auraient été contraints de travailler dans des centres d'appels frauduleux. Des cas de trafic similaires ont déjà été recensés dans la région. Après leur sauvetage, les autorités ont escorté en toute sécurité les touristes jusqu'à leur destination prévue à Pattaya....

Le lieutenant général de police Prajuab Wongsuk, chef adjoint de la police nationale, a été informé de cette affaire lors de sa visite dans la région pour superviser les opérations de lutte contre la traite. Il a également inspecté un centre local d'identification des victimes où d'autres victimes de la traite secourues sont actuellement hébergées.


« Nous mettons en œuvre des mesures de contrôle aux frontières plus strictes, notamment des systèmes de surveillance assistés par intelligence artificielle, pour prévenir la traite des êtres humains et la criminalité transnationale », a déclaré le lieutenant-général Prajuab. Il a souligné l'engagement du gouvernement à lutter contre les réseaux de traite, en particulier ceux qui opèrent le long de la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar.

L'opération a nécessité la coordination de plusieurs agences, dont la 3e région militaire, le bureau d'immigration de Tak, les autorités locales et des ONG internationales. Les autorités poursuivent leur enquête sur le réseau de trafiquants responsable de cette tentative de crime.

Source, https://www.khaosodenglish.com/news/202 ... ar-border/

https://www.khaosodenglish.com/news/202 ... ar-border/

Re: Un voyage de touristes chinois à Pattaya se transforme en réseau d'escroqueries à la frontière birmane

Posté : mar. 10 déc. 2024 13:56
par dreamman
Les autorités thaïlandaises ont infligé de sérieux revers à la cybercriminalité en démantelant deux nouveau réseaux criminels majeurs en quelques jours seulement, lors d’opérations menées dans les provinces de Mae Sot et de Chiang Mai.



Un réseau de câbles sous-marins illégaux neutralisé à Mae Sot


Le 2 décembre, les forces de l’ordre ont découvert et démantelé un réseau clandestin de 16 câbles de télécommunication. Ces câbles, enfouis sous terre et traversant la frontière avec la Birmanie, alimentaient en connexion internet des zones économiques birmanes utilisées pour héberger des centres d’appels frauduleux impliqués dans des escroqueries téléphoniques à grande échelle.



Cette saisie, décrite comme la plus importante jamais réalisée en Thaïlande dans ce domaine, marque une étape significative dans la lutte contre les infrastructures illégales qui facilitent les cyberactivités criminelles.



Un centre d’appels clandestin démantelé à Chiang Mai


Deux jours plus tard, le 4 décembre, un autre réseau a été démantelé. Cette fois, il s’agissait d’un centre d’appels clandestin opérant depuis le complexe hôtelier Baan Klang Doi Resort à Chiang Mai. Exploité par des ressortissants chinois et birmans, ce centre visait principalement des Thaïlandais, les extorquant par des appels frauduleux particulièrement sophistiqués.



Ces succès marquent une avancée dans la lutte contre la cybercriminalité en Thaïlande et s’inscrivent dans une série d’opérations coordonnées. La collaboration entre le régulateur national des télécommunications (NBTC) et la police royale thaïlandaise a été déterminante.

https://www.gavroche-thailande.com/thai ... iminalite/

Re: Un voyage de touristes chinois à Pattaya se transforme en réseau d'escroqueries à la frontière birmane

Posté : mar. 10 déc. 2024 14:02
par dreamman
Pour info...


Des jeunes Marocains séquestrés en Birmanie pour travailler de force dans des centres d’arnaques en ligne
Près de 200 Marocains seraient retenus dans des camps dirigés par des réseaux mafieux spécialisés dans la cybercriminalité. « Le Monde » a pu échanger avec deux anciens détenus et des familles de victimes.

Propos recueillis par Alexandre Aublanc

Publié le 15 mai 2024



L’histoire dont bruissent depuis près de deux semaines les journaux au Maroc est aussi étonnante qu’inquiétante. Près de 200 Marocains, hommes et femmes, seraient détenus, certains depuis plusieurs mois, par des bandes criminelles en Birmanie. Selon un comité constitué par des familles de victimes, le ministère marocain des affaires étrangères aurait reçu à ce jour le signalement de 158 cas de citoyens séquestrés.

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Comment des Marocains, âgés de 20 à 30 ans, se sont-ils retrouvés, à l’autre bout du monde, aux mains de réseaux mafieux ? Le Monde a pu échanger avec deux anciens détenus de retour au Maroc ainsi qu’avec trois familles dont des membres sont toujours en captivité. Leurs témoignages, livrés sous le sceau de l’anonymat, ont été expurgés de toutes les informations susceptibles de révéler l’identité des victimes. « Un Marocain a été torturé par ses gardiens après qu’il a diffusé une vidéo sur Internet pour alerter sur sa situation », confie un parent, effrayé à l’idée qu’un même traitement soit réservé à son enfant.

Les récits et informations auxquels Le Monde a eu accès pointent tous le même mode opératoire. Les victimes, étudiantes ou employées, sont contactées par des inconnus, eux aussi marocains, le plus souvent en ligne bien qu’un cas d’approche directe, à travers un « voisin », ait été rapporté par une personne qui résidait alors en Europe.

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Rapidement, le complice questionne son interlocuteur sur ses compétences en vente ou en informatique, avant de lui proposer un emploi dans l’e-commerce. Un poste serait à pourvoir, explique-t-il, dans une entreprise en Thaïlande pour un salaire confortable, avec un bonus à la clé. Afin de gagner la confiance des victimes, de faux entretiens préalables sont organisés à distance avec de prétendus responsables sur place.

Triades chinoises
Une fois l’offre acceptée, la personne est invitée à prendre un avion pour la Malaisie, un pays qui n’exige pas de visa pour les ressortissants marocains. Le billet et l’hébergement à l’hôtel sont à la charge des fraudeurs. Tout est fait pour que la victime se sente dans les meilleures conditions. Elle séjourne ainsi deux ou trois jours à Kuala Lumpur, sans rien débourser de sa poche, le temps que soit établi son visa pour la Thaïlande. Le jour de son arrivée à Bangkok, une voiture avec chauffeur l’attend à la sortie de l’aéroport.

« L’homme au volant m’a dit qu’il m’emmenait dans la ville où j’allais travailler. J’étais épuisé, je me suis endormi. A mon réveil, j’ai compris que je n’étais pas là où je devais être », relate Karim (tous les prénoms ont été modifiés). En réalité, l’homme de 22 ans, jusqu’alors salarié aux Emirats arabes unis, ne se trouve plus en Thaïlande mais en Birmanie, dans l’Etat Karen.

La région, un des épicentres de la lutte armée qui oppose des mouvements de rebelles à la junte au pouvoir, abrite d’innombrables camps de travail spécialisés dans les arnaques en ligne. Pullulant le long de la rivière Moei, qui marque la frontière avec la Thaïlande, ces complexes dévolus à la cyberfraude sont pour la plupart sous la coupe d’organisations mafieuses chinoises.

Avant que son téléphone ne soit récupéré par ses geôliers, Karim a eu le temps de transmettre sa géolocalisation à ses parents. Les coordonnées mènent à des baraquements à moins d’une heure de route au sud de Myawaddy, le centre névralgique de la criminalité numérique en Birmanie. L’association entre les triades chinoises et des milices locales dépendant de l’armée birmane est connue. Proche de Myawaddy, la zone de Shwe Kokko, financée en partie par des capitaux chinois, en est l’emblème. Mais depuis la pandémie de Covid-19 et la guerre que se mènent la junte et la résistance armée, les revenus tirés de ses casinos et jeux clandestins se sont taris.

Suite et source de l'article, https://www.lemonde.fr/afrique/article/ ... _3212.html