Relocalisation : les pionniers jugent le bilan positif
Posté : jeu. 26 avr. 2012 22:58
Les grandes inondations de l'automne 2012 en Thaïlande ont décidé Alexandre Krivine et Didier Sauvage, les dirigeants de 3S Photonics, à rapatrier la partie sensible de leur production à Nozay (91).
Par Étienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 26/04/2012
"En octobre, notre usine de Bangkok était sous l'eau. Que faire ? La reconstruire ? J'ai décidé de la rapatrier en France." Il a suffi des grandes inondations de cet automne en Thaïlande pour qu'Alexandre Krivine et Didier Sauvage, les dirigeants de 3S Photonics , choisissent de rapatrier à Nozay (91) la partie sensible de leur production : les composants optoélectroniques. En mars, une trentaine d'emplois ont été relocalisés. La chaîne de production devrait redémarrer en avril. Et une vingtaine d'emplois supplémentaires sont annoncés pour 2013.
Les inondations ont été le déclencheur pour cette ancienne filiale d'Alcatel, qui avait délocalisé sa fabrication en 2005. "Nous ne fabriquons pas des produits basiques mais du high-tech. Nous devons former la main-d'oeuvre. Or, en Asie, même si elle est moins chère, le turnover est fort. Il est aussi difficile de contrôler à distance chaque étape de la production. Au moindre incident, il nous fallait envoyer quatre ingénieurs de France passer un mois sur place. Les frais annexes grimpaient très vite."
Inflation des coûts dans les pays low cost !
Dans les années 2000, les délocalisations étaient à la mode, l'avenir était au "fabless", ces fameuses entreprises sans usine. Miroir aux alouettes ? A partir de 2010 ont fleuri des discours qui mettent en avant la difficulté de manager une usine située à 10 000 km ou l'inflation des coûts salariaux dans des pays de moins en moins à bas coûts. "Un ingénieur chinois expérimenté coûte au moins 4 000 euros par mois", confie Alexandre Krivine.
Suite de l'article et source: http://lentreprise.lexpress.fr/manageme ... 32541.html
Par Étienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 26/04/2012
"En octobre, notre usine de Bangkok était sous l'eau. Que faire ? La reconstruire ? J'ai décidé de la rapatrier en France." Il a suffi des grandes inondations de cet automne en Thaïlande pour qu'Alexandre Krivine et Didier Sauvage, les dirigeants de 3S Photonics , choisissent de rapatrier à Nozay (91) la partie sensible de leur production : les composants optoélectroniques. En mars, une trentaine d'emplois ont été relocalisés. La chaîne de production devrait redémarrer en avril. Et une vingtaine d'emplois supplémentaires sont annoncés pour 2013.
Les inondations ont été le déclencheur pour cette ancienne filiale d'Alcatel, qui avait délocalisé sa fabrication en 2005. "Nous ne fabriquons pas des produits basiques mais du high-tech. Nous devons former la main-d'oeuvre. Or, en Asie, même si elle est moins chère, le turnover est fort. Il est aussi difficile de contrôler à distance chaque étape de la production. Au moindre incident, il nous fallait envoyer quatre ingénieurs de France passer un mois sur place. Les frais annexes grimpaient très vite."
Inflation des coûts dans les pays low cost !
Dans les années 2000, les délocalisations étaient à la mode, l'avenir était au "fabless", ces fameuses entreprises sans usine. Miroir aux alouettes ? A partir de 2010 ont fleuri des discours qui mettent en avant la difficulté de manager une usine située à 10 000 km ou l'inflation des coûts salariaux dans des pays de moins en moins à bas coûts. "Un ingénieur chinois expérimenté coûte au moins 4 000 euros par mois", confie Alexandre Krivine.
Suite de l'article et source: http://lentreprise.lexpress.fr/manageme ... 32541.html