Démantèlement d’un marché aux esclaves en Thaïlande
Posté : ven. 11 janv. 2013 14:02
Source: Asie-info.fr
Lien vers le site: http://asie-info.fr/2013/01/11/demantel ... 16283.html
11 janvier 2013
Les autorités ont découvert le 10 janvier 400 Birmans retenus depuis trois sur une plantation d’hévéas. Ils devaient être vendus à des patrons de pêche.
Le trafic est connu de longue date. Des sans-papiers, originaires de Birmanie, du Laos ou du Cambodge, sont conduits en Thaïlande ou en Malaisie par des passeurs qui leur font miroiter un emploi grassement payé. Puis ils sont vendus, comme du simple bétail, à des exploitations agricoles, à des entrepreneurs en bâtiment, à des patrons de pêche ou à des usines. Ils deviennent serviables et corvéables à merci en attendant de rembourser une soi-disant dette. Parfois, leurs «employeurs» ne prennent même pas la peine de leur verser un quelconque salaire et préfèrent les dénoncer aux autorités qui les condamnent pour situation irrégulière sur le territoire ou les cèdent à nouveau à des patrons esclavagistes. D’autres, sur les chalutiers en particulier, sont tout bonnement éliminés.
Parmi ces victimes, les Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie, apparaissent comme les plus vulnérables. Ils ne disposent en effet d’aucun papier d’identité, le pouvoir birman ne leur reconnaissant pas la citoyenneté. Depuis des années, ils fuient leur pays en rêvant à un ailleurs moins pénible. Ces derniers mois, cet exode a pris une ampleur inconnue jusque-là, en raison des violences qui ont embrasé l’Etat Rakhine d’où ils sont originaires.
Les 397 Rohingyas, dont 66 enfants, découverts dans un hangar d’une plantation d’hévéa dans la province Songkhla, dans le sud de la Thaïlande, ont raconté qu’ils faisaient partie d’un groupe de 2.000 personnes conduites là à bord de camions, selon le Bangkok Post. Eux patientaient depuis trois mois pour être à leur tour envoyés en Malaisie. Mais probablement qu’ils n’imaginaient pas ce qui les attendait là-bas, à savoir être vendus pour 60.000 à 70.000 bahts (1.500 à 1.750 euros) à des patrons de pêche. La plantation d’hévéas appartient à Prasit Lemlae, maire-adjoint de la municipalité de Padang Besar. Une enquête policière doit être ouverte pour déterminer si l’édile est impliqué dans ce trafic. Quant aux Rohingyas, ils risquent tout simplement d’être renvoyés en Birmanie.
Lien vers le site: http://asie-info.fr/2013/01/11/demantel ... 16283.html
Lien vers le site: http://asie-info.fr/2013/01/11/demantel ... 16283.html
11 janvier 2013
Les autorités ont découvert le 10 janvier 400 Birmans retenus depuis trois sur une plantation d’hévéas. Ils devaient être vendus à des patrons de pêche.
Le trafic est connu de longue date. Des sans-papiers, originaires de Birmanie, du Laos ou du Cambodge, sont conduits en Thaïlande ou en Malaisie par des passeurs qui leur font miroiter un emploi grassement payé. Puis ils sont vendus, comme du simple bétail, à des exploitations agricoles, à des entrepreneurs en bâtiment, à des patrons de pêche ou à des usines. Ils deviennent serviables et corvéables à merci en attendant de rembourser une soi-disant dette. Parfois, leurs «employeurs» ne prennent même pas la peine de leur verser un quelconque salaire et préfèrent les dénoncer aux autorités qui les condamnent pour situation irrégulière sur le territoire ou les cèdent à nouveau à des patrons esclavagistes. D’autres, sur les chalutiers en particulier, sont tout bonnement éliminés.
Parmi ces victimes, les Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie, apparaissent comme les plus vulnérables. Ils ne disposent en effet d’aucun papier d’identité, le pouvoir birman ne leur reconnaissant pas la citoyenneté. Depuis des années, ils fuient leur pays en rêvant à un ailleurs moins pénible. Ces derniers mois, cet exode a pris une ampleur inconnue jusque-là, en raison des violences qui ont embrasé l’Etat Rakhine d’où ils sont originaires.
Les 397 Rohingyas, dont 66 enfants, découverts dans un hangar d’une plantation d’hévéa dans la province Songkhla, dans le sud de la Thaïlande, ont raconté qu’ils faisaient partie d’un groupe de 2.000 personnes conduites là à bord de camions, selon le Bangkok Post. Eux patientaient depuis trois mois pour être à leur tour envoyés en Malaisie. Mais probablement qu’ils n’imaginaient pas ce qui les attendait là-bas, à savoir être vendus pour 60.000 à 70.000 bahts (1.500 à 1.750 euros) à des patrons de pêche. La plantation d’hévéas appartient à Prasit Lemlae, maire-adjoint de la municipalité de Padang Besar. Une enquête policière doit être ouverte pour déterminer si l’édile est impliqué dans ce trafic. Quant aux Rohingyas, ils risquent tout simplement d’être renvoyés en Birmanie.
Lien vers le site: http://asie-info.fr/2013/01/11/demantel ... 16283.html