Page 1 sur 1

Voler des affaires à son plan cul d’un soir : aveux et justifications (en France)

Posté : jeu. 31 janv. 2013 13:57
par Raymond38
Voler des affaires à son plan cul d’un soir : aveux et justifications (en France)

Lien vers le site: http://www.rue89.com/rue69/2013/01/26/v ... ons-239005
Source: Rue89
Renée Greusard | Journaliste Rue89


Aux fondements de cet article, disons-le clairement, il y a une étude débile. Une étude britannique sur les objets que voleraient le plus les gens à leurs partenaires d’un soir.

Réalisée par un site anglais (de coupons de réductions commerciales), c’est le site Gentside qui l’a relayée en France, dans ce texte :

« Top 10 des objets volés à son partenaire après une aventure d’un soir »

Le site spécialisé dans « l’univers des hommes modernes » rapporte ainsi que « près d’une personne sur deux a vécu une aventure d’un soir ». Chez les femmes, le top 10 serait :

1. Un pull chaud (23%)
2. De la monnaie (21%)
3. Une brosse à dents (19%)
4. Des cigarettes (17%)
5. Un CD ou un DVD (16%)
6. Une photo (15%)
7. Un caleçon (14%)
8. Une montre (9%)
9. Un t-shirt (8%)
10. De la nourriture (5%)

25% des hommes voleraient des culottes

Chez les hommes, le classement serait le suivant :

1. Une culotte (25%)
2. Un soutien-gorge (24%)
3. De la nourriture (22%)
4. Des cigarettes (18%)
5. De l’alcool (17%)
6. Une photo (17%)
7. Un CD ou un DVD (15%)
8. Un chargeur de téléphone portable (10%)
9. Des préservatifs (9%)
10. De la monnaie (8%)

C’est inutile et rigolo. Cette étude, sa source (pas très scientifique ni fiable) et sa méthodologie m’inspirent beaucoup de doutes. Mais à force de laisser traîner mes « oreilles 69 », j’ai eu vent de ce genre de larcins.
La logique à l’œuvre : tu comptes
si peu que je te dépouille

« Depuis les années 70, le nombre de partenaires n’a pas augmenté. On ne fait pas plus l’amour aujourd’hui qu’il y a 43 ans », dit Nathalie Bajos, qui a codirigé avec Michel Bozon l’ouvrage « La Sexualité en France ». Mais on accorderait moins d’importance aujourd’hui à certains de ses partenaires.

Avec 23% des femmes âgées entre 18 et 34 ans qui déclarent des relations sans importance, contre 14% chez les 50-69 ans, les sociologues écrivent :

« On observe une tendance croissante, chez les femmes des générations les plus récentes et diplômées, à déclarer avoir eu – comme un grand nombre d’hommes – des relations avec un partenaire ne comptant guère à leurs yeux. »

Et pour certains (pas tous), quelqu’un qui ne compte pas tellement, on peut lui voler des choses, non ?
« Un mec est parti avec ma carte bancaire »

Après un petit appel à témoins, Raphaëlle (tous les prénoms ont été changés), une jeune femme de 24 ans, m’a raconté sa mésaventure :

« Un mec est déjà parti avec ma carte bancaire... et s’est acheté pour 500 euros de jeux vidéos sur leboncoin.fr. Lui, c’était pas le “leboncoup.fr”...

C’était juste un mec que j’avais rencontré en boite. Et voila. En fait, il a dû recopier les chiffres sur ma carte bancaire pendant que j’étais sous la douche...

J’ai su que c’était lui parce qu’il a acheté aussi du crédit téléphone SFR avec ma carte. Je m’en suis rendue compte plusieurs jours plus tard... Moralité : je ne devrais plus rentrer avec n’importe qui. Mais surtout, je regarde toujours où je mets mon sac maintenant ! »

Raphaëlle a porté plainte, et grâce à son assurance, elle a pu récupérer ses sous.
Mécontent des ébats, il emporte des bières

Plus mesquin : Marie, elle, s’est fait piquer des bières dans son frigo. C’était pendant ses années à Sciences-Po, elle avait 20 ans. Ce type était un voisin qu’elle trouvait mignon.

Une fois au lit, il lui avait demandé « pleins de trucs », dans « un délire où on assouvit tous ses fantasmes ». Elle dit que ça n’avait été satisfaisant ni pour elle, ni pour lui.

« Je suis partie en cours, en le laissant dans mon lit. Il y avait trois bières dans mon frigo, quand je suis revenue, elles n’y étaient plus. Il avait aussi laissé la capote traîner par terre. Or, petit détail à savoir : il n’avait pas joui.

J’ai vraiment interprété tout ça comme un truc de rageux, “je n’ai pas joui, je n’ai pas eu ce que je voulais, je laisse la capote par terre et j’embarque des bières”. »

Voilà pour les victimes. La parole aux délinquants maintenant. Dans « Arab jazz », un roman de Karim Miské, on lit :

« Salle de bains, dents, WC, pipi, lavabo, mains. Peu de pas jusqu’au lit. Pantalon plié, culotte au sale, soutien-gorge aussi finalement, avec la chemise blanche Yves Saint-Laurent, une chemise d’homme, prise de guerre à un amant d’une nuit. Pas une grande nuit, mais une belle chemise. »

Mais ça n’arrive pas que dans les livres. Apparemment, dans la vraie vie, aussi, il y a plusieurs raisons de tomber dans l’illégalité après une partie de jambes en l’air (ou couchées).
Quatre billets de 100 euros dans ses poches

Quand elle avait une trentaine d’année, Béatrice, a conclu avec un garçon qu’elle voyait souvent aux fêtes :

« Un soir, il se passe un truc, on part en en boîte et au moment de payer, il n’avait pas de thunes. Je paye. Et c’était une grosse addition : il avait régalé tout le monde avec du whisky. Je paye aussi le taxi. »

Ils rentrent. Le matin, à jeun, Béatrice réalise que cette soirée, et surtout cette nuit, ça n’allait pas. Il s’était endormi sans lui donner de plaisir. Elle fouille dans ses poches sans réfléchir – première et seule fois de sa vie où elle a fait ce geste – et... oh, la petite surprise.

« Il y avait quatre billets de 100 euros dans ses poches. Je me suis remboursée. J’ai même fait un bénéfice. »

Cet argent lui a permis de rentrer en paix chez elle.

« Il s’était offert sa soirée en se servant de moi, sans avoir vraiment envie de moi. Je me suis sentie mieux dans le rôle de la prostituée que dans celui de la poire. Je suis allée au marché et avec son argent, j’ai acheté des bons fruits exotiques, j’ai fait un festin et je me suis bien régalée. »

« Elle avait besoin de quelque chose
de joli après ce truc glauque »

Béatrice rapporte une histoire un peu différente, celle d’une amie, Jeanne, alors en pleine crise de couple.

« Elle avait rencontré un type beaucoup plus jeune qu’elle dans la rue, il l’a abordée, ils ont ri. Ils sont allés en pleine nuit chercher des capotes dans une pharmacie. Il n’habitait pas loin, ils sont allés chez lui.

Il lui a demandé des trucs sexuels un peu tordus. Elle disait “non”, à chaque fois, et puis, il s’est endormi. »

Jeanne ne sait plus quoi faire. « Je pars ? Je ne pars pas ? » La culpabilité de l’adultère. Tout ça pour ça.

Finalement, elle prend un sac et y fourre pleins de disques vinyle. Béatrice raconte que Jeanne est pourtant une fille droite.

« Ce n’était pas contre lui. Elle dit qu’elle avait envie de garder quelque chose de l’univers culturel de ce mec qui la faisait un peu rêver. Elle avait besoin de quelque chose de joli après ce truc glauque. »

Pour Béatrice, d’autres choses se sont jouées là. Il était plus jeune qu’elle et c’était un DJ. Sa musique, c’était aussi sa jeunesse. Et, pour elle, il y a sûrement une réparation dans son vol.

« Elle était en pleine rupture, elle attendait un moment extraordinaire avec lui. »

« On a vu une énorme barrette de shit »

Un peu dans le même état d’esprit. Ophélie, une parisienne de 28 ans a volé une grosse barrette de shit.

« J’avais 20 ans. On était sorties au Triptyique. J’étais avec une copine. J’avais chopé ce mec. Elle, son pote. Ils étaient colocs, on est allées chacune dans la chambre de chacun des mecs.

Après, je ne me souviens plus de ce qu’il s’est passé. Mais il s’est endormi et je me suis fait chier. »

Ophélie sort dans le couloir et retrouve sa pote. « Dans la même situation. »

« On s’est dit : “C’est quoi ce plan foireux ?” On a vu une énorme barrette de shit, on l’a prise puis on est partie en courant et en riant.

Ce qui était absurde parce qu’il dormaient. Mais on était super excitées. On avait envie de fumer. C’était un moyen de transformer ce truc foireux en truc cool. Je ne regrette pas. »

On voulait leur donner une leçon, et puis...

Isabelle, 26 ans, est la seule de tous les voleuses qui se confient ici à avoir, au dernier moment, renoncé à son larcin. Ce jour-là, comme Ophélie, elle n’était pas seule. Il y avait avec elle une amie, Karine.

L’amant d’Isabelle à ce moment était un garçon qu’elle n’aura « fréquenté » qu’un mois seulement. Il lui avait laissé ses clés, au cas où il rentrerait tard. Elle a voulu repasser récupérer son manteau chez lui. Mais alors une autre idée leur est venue.

« En fait, il faisait pousser de la beuh chez lui. Il avait un pot énorme, rempli d’herbe. Or ce mec ne faisait jamais tourner. C’était une râpe.

En soirée, il s’isolait pour ne pas faire tourner. Soi-disant parce qu’il aurait été responsable juridiquement. Mais même seul, avec moi, il fumait des joints sans jamais m’en proposer. »

Dans la chambre, Isabelle et Karine regardent ses photos, fouillent un peu. Isabelle n’a pas de sentiments pour ce garçon. Elle le trouve sympa. C’est tout.

« Il avait pleins de petits côtés agaçants, il était égoïste, égocentrique. »

Isabelle et Karine ont envie de lui donner une leçon. Mais au dernier moment, elles se dégonflent et repartent les mains vides.
Nicolas, le voleur romantique

Il en fallait bien un. Nicolas est un peu le romantique de cette série de voleurs. Il aime les cheveux des femmes, c’est même ce qu’il préfère chez elles. Alors, il leur dérobe leurs barrettes, leurs élastiques, leurs pics à cheveux.

« Ces objets sont les mieux placés pour garder l’odeur des cheveux. Quelques-uns s’y accrochent parfois, et je garde alors le souvenir précis de leur couleur. Quand j’avais encore les cheveux longs, il m’arrivait aussi d’utiliser ces objets volés. »

Il aime bien la sensation de braver l’interdit.

« Des fois je les pique le soir, avant même de conclure. Souvent c’est presque avec le consentement de la propriétaire. Je dis : “Je te vole ça.” »

Mais Nicolas sait aussi que voler peut être utile. Il explique que c’est pour lui un moyen de garder contact ou même de renouer, « un peu comme demander du feu dans la rue ». Et, il raconte qu’il lui arrive de lâcher, alors, un innocent :

« Tiens, je suis tombé sur une barrette à toi chez moi. »



Lien vers le site: http://www.rue89.com/rue69/2013/01/26/v ... ons-239005


Note personnelle: Lacaille, Dans le top 10 des femmes, on ne voit pas la télécommande de la télévision. :big smile2:

Re: Voler des affaires à son plan cul d’un soir : aveux et justifications (en France)

Posté : jeu. 31 janv. 2013 14:10
par Farangissan
Raymond38 a écrit :Note personnelle: Lacaille, Dans le top 10 des femmes, on ne voit pas la télécommande de la télévision. :big smile2:
Une idee qui me vient;

Peut-etre que beaucoup n'ont pas la TV...? Objet tres inutile;
Tiens, ca fait presque dix jours que la notre est en reparation a Udon Thani;
en fait elle est partie a Bangkok parce qu'a Udon y a pas de technicien adequat...

Ma femme et sa fille ne sont pas encore mortes...
Comme quoi on peut vivre sans;
ce que j'ai fait, en France , pendant de tres nombreuses annees.