L'arrière-goût d'esclavage de la crevette thaïlandaise
Posté : jeu. 12 juin 2014 13:56
L'arrière-goût d'esclavage de la crevette thaïlandaise
Le Monde.fr avec AFP | 11.06.2014 à 12h44 • Mis à jour le 11.06.2014 à 15h55
La crevette thaïlandaise n'est pas chère. Mais grâce au Guardian, on comprend désormais mieux pourquoi. Selon une enquête du quotidien britannique, les crevettes vendues dans les plus grands supermarchés américains et européens sont nourries de poissons pêchés par des migrants réduits en esclavage.
Le Guardian a recueilli les témoignages de plusieurs d'entre eux qui décrivent les conditions inhumaines dans lesquelles ils travaillent.
Drogués, torturés, ils racontent comment ils ont été capturés puis vendus pour quelques centaines d'euros aux capitaines des bateaux qui fournissent les fermes de crevettes en poisson. L'un d'eux dit avoir vu entre quinze et vingt personnes tuées sous ses yeux.
DES ACCUSATIONS RÉPÉTÉES CONTRE LA THAÏLANDE
En situation irrégulière, ces migrants, pour la plupart birmans ou cambodgiens, n'auraient d'autre choix que de subir ces conditions sous peine d'être dénoncés aux autorités.
Chaoren Pokphand Foods, principal producteur de crevettes, qui alimente notamment les enseignes Aldi, Walmart ou Carrefour, se fournirait en poisson auprès de ces bateaux esclavagistes. Carrefour a annoncé, mercredi 11 juin, à Europe 1 qu'il avait suspendu ses achats auprès de la firme.
Le Monde.fr avec AFP | 11.06.2014 à 12h44 • Mis à jour le 11.06.2014 à 15h55
La crevette thaïlandaise n'est pas chère. Mais grâce au Guardian, on comprend désormais mieux pourquoi. Selon une enquête du quotidien britannique, les crevettes vendues dans les plus grands supermarchés américains et européens sont nourries de poissons pêchés par des migrants réduits en esclavage.
Le Guardian a recueilli les témoignages de plusieurs d'entre eux qui décrivent les conditions inhumaines dans lesquelles ils travaillent.
Drogués, torturés, ils racontent comment ils ont été capturés puis vendus pour quelques centaines d'euros aux capitaines des bateaux qui fournissent les fermes de crevettes en poisson. L'un d'eux dit avoir vu entre quinze et vingt personnes tuées sous ses yeux.
DES ACCUSATIONS RÉPÉTÉES CONTRE LA THAÏLANDE
En situation irrégulière, ces migrants, pour la plupart birmans ou cambodgiens, n'auraient d'autre choix que de subir ces conditions sous peine d'être dénoncés aux autorités.
Chaoren Pokphand Foods, principal producteur de crevettes, qui alimente notamment les enseignes Aldi, Walmart ou Carrefour, se fournirait en poisson auprès de ces bateaux esclavagistes. Carrefour a annoncé, mercredi 11 juin, à Europe 1 qu'il avait suspendu ses achats auprès de la firme.