Suthin Tarathin, un chef de file de la protestation contre le gouvernement a été abattu au Wat Sri Iam, dans le quartier de Bang Na à Bangkok.
Il était venu à Bang Na avec des partisans pour faire pression sur un bureau de vote anticipé, qu'ils ont réussi à fermer, rapporte le Bangkok Post.
Lors de leurs départs 50 partisans des chemises rouges les attendaient, les manifestants ont tenté de les éviter. Des coups de feu ont été tirés venant des chemises rouges, la détonation de l'explosion d'une bombe a également été entendue.
Les blessés ont été transportés à un hôpital voisin mais Suthin a été déclaré mort des suites de ses blessures à la tête et au cou. Les manifestants blessés ont été décrit comme étant dans un état stable.
Un chef de l'opposition abattu à Bangkok
- lacaille56
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Re: Un chef de l'opposition abattu à Bangkok
BANGKOK (Reuters) - Un des chefs de file de la contestation en Thaïlande a été tué par balles dimanche lors d'affrontements à Bangkok entre adversaires et partisans du gouvernement, a annoncé la police thaïlandaise.
D'après les premiers éléments disponibles, Suthin Taratin a été mortellement touché lorsqu'une bousculade a dégénéré entre des manifestants qui tiennent la rue depuis deux mois et des partisans du gouvernement de Yingluck Shinawatra qui voulaient voter par anticipation.
Un porte-parole de la police a précisé à Reuters que ces heurts s'étaient produits près d'un temple du quartier de Bang Na. "Au moins cinq autres personnes ont été blessées", a ajouté Piya Utayo.
A l'hôpital Vibharam de Bangkok, des responsables ont dit avoir pris en charge six blessés.
Les circonstances exactes de la mort de Suthin n'ont pas été établies, mais Akanat Promphan, un des porte-parole de la contestation, a dénoncé le rôle joué par les autorités. "Suthin a été touché à la tête. Le gouvernement a autorisé des voyous à utiliser des armes à feu", a-t-il dit.
Ces affrontements, les pires en un mois, ont débuté quand des contestataires ont fait irruption dans les bureaux de vote ouverts à Bangkok. Des élections législatives anticipées, rejetées par l'opposition, auront lieu dimanche prochain, mais des bureaux ont d'ores et déjà ouvert pour permettre un vote anticipé.
D'après le ministre des Affaires étrangères, l'accès à 45 des 50 bureaux de vote ouverts dans la capitale était impossible. Le vote anticipé est perturbé dans dix des 76 provinces du pays, a ajouté Surapong Tovichakchaikul.
"Des manifestants ont stoppé les électeurs. Dans de nombreux quartiers de Bangkok, ils ont utilisé la force pour interdire aux gens d'aller voter. Il s'agit d'un délit très grave", a-t-il dénoncé à la télévision.
DIFFÉRER LE SCRUTIN ?
Yingluck Shinawatra a dissous le Parlement et convoqué des législatives anticipées pour tenter de mettre un terme à la crise politique déclenchée début novembre par un projet d'amnistie, retiré depuis, dont aurait bénéficié son frère, Thaksin Shinawatra, ancien Premier ministre aujourd'hui en exil.
Mais les contestataires et l'opposition parlementaire ont appelé au boycott des urnes, estimant que l'alternance politique impossible s'il n'est pas mis un terme au préalable à ce qu'ils appellent le "système Thaksin", un mélange de corruption et de népotisme.
Pour Paul Chambers, directeur de recherches à l'Institut des affaires du Sud-Est asiatique à Chiang Mai (nord), l'aggravation de la situation et des tensions autour des bureaux de vote pourrait déboucher sur un report du scrutin.
"Il ne peut à l'évidence avoir lieu dans la plupart des bureaux de vote de Bangkok et dans le sud. Maintenir le scrutin pourrait avoir un coût élevé, y compris en termes de violences et d'argent dilapidé", explique-t-il.
La commission des élections a jugé que les conditions pour organiser un scrutin dans la sérénité n'étaient pas réunies. Et vendredi, les juges de la Cour constitutionnelle ont ouvert la voie à un report éventuel en estimant que la commission électorale était habilitée à différer le scrutin mais qu'elle ci devait s'entendre avec le gouvernement.
Yingluck Shinawatra devrait s'entretenir mardi avec des responsables de la commission électorale.
La Thaïlande compte 49 millions d'électeurs inscrits, dont 2,16 millions ont opté pour un vote anticipé.
Avec Aukkarapon Niyomyat; Henri-Pierre André pour le service français
D'après les premiers éléments disponibles, Suthin Taratin a été mortellement touché lorsqu'une bousculade a dégénéré entre des manifestants qui tiennent la rue depuis deux mois et des partisans du gouvernement de Yingluck Shinawatra qui voulaient voter par anticipation.
Un porte-parole de la police a précisé à Reuters que ces heurts s'étaient produits près d'un temple du quartier de Bang Na. "Au moins cinq autres personnes ont été blessées", a ajouté Piya Utayo.
A l'hôpital Vibharam de Bangkok, des responsables ont dit avoir pris en charge six blessés.
Les circonstances exactes de la mort de Suthin n'ont pas été établies, mais Akanat Promphan, un des porte-parole de la contestation, a dénoncé le rôle joué par les autorités. "Suthin a été touché à la tête. Le gouvernement a autorisé des voyous à utiliser des armes à feu", a-t-il dit.
Ces affrontements, les pires en un mois, ont débuté quand des contestataires ont fait irruption dans les bureaux de vote ouverts à Bangkok. Des élections législatives anticipées, rejetées par l'opposition, auront lieu dimanche prochain, mais des bureaux ont d'ores et déjà ouvert pour permettre un vote anticipé.
D'après le ministre des Affaires étrangères, l'accès à 45 des 50 bureaux de vote ouverts dans la capitale était impossible. Le vote anticipé est perturbé dans dix des 76 provinces du pays, a ajouté Surapong Tovichakchaikul.
"Des manifestants ont stoppé les électeurs. Dans de nombreux quartiers de Bangkok, ils ont utilisé la force pour interdire aux gens d'aller voter. Il s'agit d'un délit très grave", a-t-il dénoncé à la télévision.
DIFFÉRER LE SCRUTIN ?
Yingluck Shinawatra a dissous le Parlement et convoqué des législatives anticipées pour tenter de mettre un terme à la crise politique déclenchée début novembre par un projet d'amnistie, retiré depuis, dont aurait bénéficié son frère, Thaksin Shinawatra, ancien Premier ministre aujourd'hui en exil.
Mais les contestataires et l'opposition parlementaire ont appelé au boycott des urnes, estimant que l'alternance politique impossible s'il n'est pas mis un terme au préalable à ce qu'ils appellent le "système Thaksin", un mélange de corruption et de népotisme.
Pour Paul Chambers, directeur de recherches à l'Institut des affaires du Sud-Est asiatique à Chiang Mai (nord), l'aggravation de la situation et des tensions autour des bureaux de vote pourrait déboucher sur un report du scrutin.
"Il ne peut à l'évidence avoir lieu dans la plupart des bureaux de vote de Bangkok et dans le sud. Maintenir le scrutin pourrait avoir un coût élevé, y compris en termes de violences et d'argent dilapidé", explique-t-il.
La commission des élections a jugé que les conditions pour organiser un scrutin dans la sérénité n'étaient pas réunies. Et vendredi, les juges de la Cour constitutionnelle ont ouvert la voie à un report éventuel en estimant que la commission électorale était habilitée à différer le scrutin mais qu'elle ci devait s'entendre avec le gouvernement.
Yingluck Shinawatra devrait s'entretenir mardi avec des responsables de la commission électorale.
La Thaïlande compte 49 millions d'électeurs inscrits, dont 2,16 millions ont opté pour un vote anticipé.
Avec Aukkarapon Niyomyat; Henri-Pierre André pour le service français
Retraité depuis le 1 août 2016