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Re: Les événements de Bangkok influencent négativement le tourisme à Pattaya

Posté : dim. 18 mai 2014 18:26
par fred le marseillais2
[quote="1999"]Les VA ? Je ne connait pas l’abréviation ?

dès qu'il va te la donner(l’abréviation),tu va vite cerner la personne! :bing2:

Re: Les événements de Bangkok influencent négativement le tourisme à Pattaya

Posté : dim. 18 mai 2014 21:49
par lacaille56
fred le marseillais2 a écrit :
1999 a écrit :Les VA ? Je ne connait pas l’abréviation ?

dès qu'il va te la donner(l’abréviation),tu va vite cerner la personne! :bing2:

Eh bien je ne la donnerais pas :grincheux:

Par contre PSG, je peut :lkj:

Re: Les événements de Bangkok influencent négativement le tourisme à Pattaya

Posté : mar. 20 mai 2014 02:00
par 1999
Je viens de lire que loi martiale entre en vigueur dans le Royaume. Une liste des restrictions et consignes est elle déjà disponible ?

Re: Les événements de Bangkok influencent négativement le tourisme à Pattaya

Posté : mar. 20 mai 2014 02:17
par Farangissan
Tu as lu juste; Ce que je sais c'est ca, entre guillemets car le texte n'est pas de moi;
Ce n'est pas une traduction, c'est en clair sur ma source que je ne nommerai pas .

" L'armée occupe les immeubles de plusieurs chaines de TV : ASTV, VoiceTV, Springnews,ThaiPBS, Ch 7, Ch 3 et Nation TV.
Prayuth, nouveau patron a ordonné à tous, PDRC, UDD de rentrer chez eux.
Asian Update, une des TVs des rouges n'émet plus en direct. Ils passent des K7..
Confirmation :l'armée a saisi Asian Update et entoure actuellement Aksa ;
Voice TV est aussi en rade, par contre Blue Sky, TV des fafs émet tranquillement
L'armée a saisi les locaux de l'UDD
Pour ceux qui ne savent pas ou se trouve le studio de direct live de Voice TV , c'est au 5* etage du BigC de Lad_Phrao; vue panoranique sur la patinoire;
les locaux techniques sont ailleurs.
La démocratie en route : locaux de Voice TV

Image

La loi martiale est décrétée a BANGKOK

Posté : mar. 20 mai 2014 07:19
par CAGOU66
Source: http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/ar ... _3216.html



L'armée thaïlandaise a décrété mardi 20 mai l'application de la loi martiale dans le royaume, marqué par des mois de crise politique et des manifestations antigouvernementales.
Un militaire dans les rues de Bangkok, le 20 mai.

Des pouvoirs exceptionnels

L'instauration de la loi martiale vise à « restaurer la paix et l'ordre public », selon le général Prayuth Chan-ocha, chef des armées, qui s'est exprimé à la télévision au lever du jour.

Dans sa déclaration, le général s'est appuyé sur le Martial Law Act promulgué en 1914, qui donne à l'armée le pouvoir d'intervenir en cas d'« insurrection » pour « préserver l'ordre public ».

L'agence Bloomberg rapporte en détail les propos de Prayuth Chan-ocha, qui a demandé à la police, la marine, le ministère de l'intérieur et toutes les forces de sécurité du pays de collaborer avec les militaires.

« Un centre dédié au maintien de l'ordre et contrôlé par le chef des armées sera mis en place, pour prévenir et résoudre les problèmes qui affectent la paix et le maintien de l'ordre dans notre pays. Dans le cadre du Martial Law Act, ce centre pourra mettre en place n'importe quelle loi destinée à contrôler efficacement la situation. »

Les médias locaux rapportent que ce « centre » de supervision de l'armée se fait appeler le PKCC (Peace-Keeping Command Center).

Des soldats occupent les locaux des National Broadcasting Services à Bangkok, le 20 mai.

Censure nationale des médias

Après l'annonce de Prayuth Chan-ocha, les militaires ont pris le contrôle des principales chaînes de télévision du pays. Des soldats et des véhicules ont été vus à l'intérieur de leurs bureaux à Bangkok, tandis que certains bandeaux appelant les Thaïlandais au calme apparaissaient dans plusieurs émissions.

Un général de l'armée a alors expliqué à la presse :

« Nous avons besoin de la collaboration [des chaînes de télévision], afin qu'elles demandent aux gens de ne pas paniquer et qu'elles leur disent que ce n'est pas un coup d'Etat. Nous le faisons parce que la situation n'est pas stable, ils se tuent entre eux jour après jour. »

Un peu plus tard, Prayuth Chan-ocha a officiellement décrété une censure nationale, et dix chaînes de télévision ont été privées d'antenne. Dans une nouvelle déclaration, le chef des armées a interdit à « tous les médias de rapporter ou de distribuer toute information ou toute photographie nuisibles à la sécurité nationale ».

Des manifestants empêchés d'agir

Après avoir investi les chaînes de télévision, l'armée a pris le contrôle des « points-clés » de Bangkok, selon les termes d'une journaliste d'ABC. Plusieurs journalistes présents sur place, qui s'exprimaient sur les réseaux sociaux, ont décrit une situation qui est restée calme tandis que les militaires se déployaient dans les rues du centre-ville.

Re: Les événements de Bangkok influencent négativement le tourisme à Pattaya

Posté : mar. 20 mai 2014 23:17
par CAGOU66
http://www.gavroche-thailande.com/actua ... e-en-scene



THAILANDE, crise politique : l’armée entre en scène

La loi martiale a été instaurée depuis ce matin dans tout le pays. L’armée prend le contrôle des opérations de sécurité alors que la tension était montée d’un cran à Bangkok entre opposants et sympathisants au gouvernement intérimaire qui reste en place. Une opération destinée avant tout à diminuer le risque de violence et rassurer la population (et les touristes), pour un temps.
Les Thaïlandais se sont réveillés ce matin avec une nouvelle qui n’a pas vraiment surpris beaucoup de monde, voire même rassurée : l’imposition de la loi martiale sur l’ensemble du territoire par le général Prayuth, chef des armées, diffusée sur toutes les chaînes de télévision.

Dans le quartier des affaires de la capitale thaïlandaise, à l’heure de pointe, rien n’avait pourtant changé : comme chaque jour, transports en commun et rues étaient bondés, chacun se rendant à son travail ou à l’école sans se soucier de la présence de militaires, d’ailleurs invisibles.

Car ni blindés, ni troupes n’ont été déployés dans les rues cette nuit après l'annonce à 3 heures du matin de la loi martiale. Seuls quelques points stratégiques, comme les chaînes de télévision, étaient gardés par des militaires en tenue de combat et armés.

Devant le siège de la police, sur Rama I, trois jeeps équipées de fusils mitrailleurs attiraient la curiosité des passants qui se prenaient en photo pour alimenter les réseaux sociaux. Un butin d’images bien maigre pour la presse étrangère également sur le pied de guerre et qui se demandait, elle, comment alimenter les rédactions…

Dans le quartier de Ratchadamnoen, autour du Monument de la Démocratie et du Palais du gouvernement, investi par les opposants anti-gouvernementaux du PDRC emmenés par Suthep Thaugsuban, aucun barrage, ni la moindre présence militaire...

Avec leurs treillis noirs, leurs fausses Ray-Ban, leurs tatouages sur une peau tannée par le soleil du Sud d’où la plupart sont originaires, les gardes du PDRC, cible d’attaques à main armée régulières, semblaient bien plus détendus que d’habitude et levaient à peine le nez à votre passage.

A l’intérieur du village où quelques milliers d'irréductibles campent dans les rues depuis plus de six mois, chacun vaquait tranquillement à ses occupations, les uns jouant au makruk, le jeu d’échecs thaïlandais, les autres préparant le premier repas de la journée ou sortant des douches mobiles installées sur les trottoirs.

Près du siège des Nations Unies, quartier général des gardes du PDRC, quelques militants regardaient d’un œil un écran de télévision où Abhisit, leader du parti d’opposition Démocrate (soutien politique et financier du mouvement), commentait la situation.

En face du Palais du gouvernement, là où Suthep, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour insurrection avec une trentaine d’autres leaders du mouvement, s’est installé avec la bénédiction des militaires, tout était calme et rien ne laissait transpirer une quelconque tension.

Coup d’Etat ou pas coup d’Etat ?

Depuis ce matin, les commentaires et « analyses » sur les réseaux sociaux tournent autour de la même question : le contrôle des opérations de sécurité par l’armée est-il l’antichambre d’un coup d’Etat miliaire ?

Si on ne peut pas l’affirmer avec certitude, tellement les acteurs de ce conflit nous ont habitués à un jeu de dupe, il semble que non. Du moins pas dans le sens « militaire » du terme.

Peu de gens ont de doutes sur le parti pris du commandement pro-conservateur de l’armée, proche de Prem, le président du Conseil du Roi. Mais Prayuth a toujours gardé la même ligne de discours depuis novembre dernier : l’armée ne veut pas s’impliquer (du moins directement) dans un conflit qu’elle considère aux mains des politiques. Elle ne laissera pas toutefois le pays basculer dans la violence, ou pire, dans une guerre civile.

La décision d'imposer la loi martiale, maintenant et sans l’avis du Premier ministre, est pourtant sans réelle surprise depuis que Prayuth a menacé, il y a quelques jours, d’intervenir après la dernière attaque par des hommes armés qui a laissé trois manifestants du PDRC sur le carreau près du Monument de la Démocratie, et alors que les deux clans préparaient pour les prochains jours des opérations et contre-opérations à haut risque sécuritaire qui risquaient de finir en confrontation directe (le conflit a déjà fait 28 morts et des centaines de blessés depuis six mois).

Le premier ordre a été de dissoudre le CAPO, le centre de commande des opérations de sécurité contrôlé par le gouvernement, qui avait, de toute façon, pieds et mains liés par la justice pour lancer des opérations de répression contre les manifestants.

Le deuxième a été de prendre le contrôle des chaînes de télévision, un acte habituel sous une loi martiale.

Puis Prayuth s’est empressé de rassurer la population (et les pays étrangers) en déclarant que la loi martiale n’était pas un coup d’Etat et que le gouvernement intérimaire, ou du moins ce qu’il en reste, restait en place.

Craignant sûrement une réaction des Chemises rouges réunies dans une lointaine périphérie de la capitale, il a tout de même déployé des soldats armés autour de leur camp où Jatuporn, leur leader, a appelé ses troupes à « coopérer avec les militaires ».

Sur le plan politique, la situation reste très compliquée. La loi martiale, si elle permet aux militaires de s’interposer partout dans le pays et de contrôler un éventuel mouvement de manifestants pro-gouvernementaux vers la capitale, ne résoudra pas à elle seule la crise qui paralyse l’appareil d’Etat depuis des mois.

Le Sénat, qui reste le seul organe législatif en place, tente de trouver une solution via le levier constitutionnel. Mais son pouvoir de décision, et notamment celui d’invoquer l’article 7 pour mettre en place un Premier ministre « neutre », est contesté par le gouvernement et le Pheu Thai, le parti pro-Thaksin au pouvoir, alors que la Chambre haute a basculé du côté des conservateurs depuis l’éviction du président du Sénat.

A qui profite la situation ?

Suthep a annulé ce matin la préparation des manifestations de grande ampleur prévues cette semaine, une énième et ultime tentative de renverser le gouvernement après avoir échoué à maintes reprises.

L’ancien numéro deux du parti Démocrate, aidé en ce sens par le pouvoir judiciaire, a toutefois quelques beaux trophées accrochés devant sa tente, puisque ses actions sont à l’origine de la dissolution du Parlement en décembre dernier, de l’annulation des élections du 2 février et ont contribué à l’éviction de la Première ministre Yingluck Shinawatra et de neuf de ses ministres.

Mais il n’a pas réussi jusqu’à maintenant, malgré les soutiens visibles et invisibles des conservateurs, à chasser du pouvoir le Pheu Thai et son dirigeant en exil Thaksin Shinawatra, accusé avec force (et beaucoup de rhétorique) d’avoir corrompu l’appareil d’Etat au profit de ses propres intérêts. Ni à imposer un Conseil du Peuple non élu chargé de mettre en place des réformes et de barrer l’accès au pouvoir aux « bad people », ces politiciens affairistes qui manipuleraient les classes populaires à coups de mesures populistes et d’achats de vote et détruiraient les fondements du pays (à savoir l’Ordre historique établi par les conservateurs et les royalistes).

La loi martiale va-t-elle bénéficier au PDRC ? Non, du moment où l’armée ne prend pas le contrôle du pays par un coup d’Etat. Suthep ne pourra plus non plus – à moins de défier Prayuth, ce qui semble peut probable – pourchasser des ministres, occuper des lieux stratégiques, menacer ou faire pression sur les fonctionnaires et agences gouvernementales ou le Sénat, ou encore appeler la population de Bangkok à descendre massivement dans la rue.

Son choix aujourd’hui est donc restreint : ou bien il participe aux tables rondes aux côtés du gouvernement, du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire (avec comme médiateur imposé l’armée), pour tenter de trouver un compromis à une sortie de crise « acceptable » (ce qu’il a toujours refusé avec force et conviction jusqu’à présent), ou, ce qui est plus probable, il attend que le Sénat décide, ou non, d’activer l’article 7 de la Constitution qui permettrait de soumettre au Roi la nomination d’un Premier ministre « neutre » en cas de vacance du pouvoir.

Une vacance rendue possible que si le gouvernement intérimaire démissionnait. Ce que le Pheu Thai n’a pas l’intention de faire, ses dirigeants gardant pour objectif d’appeler à de nouvelles élections – espérant les gagner – et d’engager une feuille de route de réformes ensuite, alors que leurs opposants veulent exactement le contraire...

Dans le cas où le président du Sénat reviendrait sur sa décision de nommer un premier Ministre sans la démission préalable du gouvernement en place, l’UDD, mouvement des Chemises rouges, pourrait bien se retrouver dans la même position qu’en 2010, lorsqu’il s'est confronté à l’armée.

Un scénario « noir » qui enfoncerait un peu plus le royaume dans une crise de pouvoir partie pour durer, tellement les divisions semblent avoir atteint aujourd’hui un point de non retour.

Re: Les événements de Bangkok influencent négativement le tourisme à Pattaya

Posté : mer. 21 mai 2014 00:13
par dreamman
Une bonne analyse comme souvent dans Gavroche.

Re: Les événements de Bangkok influencent négativement le tourisme à Pattaya

Posté : mer. 21 mai 2014 02:05
par Superfox
Je pense que l'armée a intérêt à démontrer qu'en cas de conflits, ce qui est courant sur le plan politique, elle dirige plus que jamais le pays.

N'oublions pas qu'à part Thaksin, certains événements tragiques - prévisibles- pourraient secouer le pays de façon très dangereuse.
Et nul doute qu'à ce moment-là, la tension sera "caniculaire"...
Le PIB étant déjà en baisse, le pays à intérêt à rassurer les marchés internationaux...

Tant que les troubles sont centralisés à BKK, le reste du pays ne ressent nullement ces évènements.
Pour les touristes présents, je pense qu'il y a de bonnes affaires à faire...
Pour les Thaïs, les conséquences financières seront douloureuses.

Re: Les événements de Bangkok influencent négativement le tourisme à Pattaya

Posté : mer. 21 mai 2014 02:15
par Farangissan
gavroche-thailande a écrit :Coup d’Etat ou pas coup d’Etat ?
Ben si c'est pas un Coup d'Etat, c'est tres bien imite ... :non:

La censure et les intimidations sont au top!
Plusieurs sites ouèbes et fesse book sont au placard. Radios et TV de Chiang Mai, Chiang Rai ont été saisies. La presse papier n'a pas le droit de publier d'interviews de "dissidents" sous peine de brulage de maison...

Les Reds ne bougeront pas tant que l'armee n'interviendra pas dans la nomination du Premier Ministre "neutre" que le Senat veut proposer....

Ca sent le coup fourre tres , tres fort...
la marge de manoeuvre de cette armee d'operette est tres mince;
Au moindre derapage, Kotee et ses hommes demarreront le binze....
et la on aura TOUS a planquer nos fesses car y aura fatalement du grabuge;

Re: Les événements de Bangkok influencent négativement le tourisme à Pattaya

Posté : mer. 21 mai 2014 10:06
par dreamman
Superfox a écrit :
N'oublions pas qu'à part Thaksin, certains événements tragiques - prévisibles- pourraient secouer le pays de façon très dangereuse.
Et nul doute qu'à ce moment-là, la tension sera "caniculaire"...
Dans un premier j'ai cru que cette événement était arrivé et que l'armée prenait tout le monde de vitesse mais apparemment ce n'est pas le cas.