
Les troubles au Moyen-Orient affectent non seulement les prix du pétrole et le secteur aérien, mais commencent également à se faire sentir dans le secteur touristique du pays. Les vols long-courriers, en particulier, sont sous pression, tandis que les itinéraires, les prix des billets et la confiance des voyageurs peuvent évoluer rapidement. Pour une économie fortement dépendante du tourisme, c'est un signal alarmant.
L’Office du tourisme de Thaïlande souhaite donc agir rapidement. Il prépare de nouvelles mesures de soutien, vise à stimuler le tourisme intérieur et cherche simultanément à développer les liaisons directes avec l’Europe et d’autres marchés plus éloignés. La création d’une cellule de crise dédiée au secteur du tourisme est également envisagée.
Intervention rapide pour limiter les rechutes
L’Office du tourisme de Thaïlande (TAT) a consulté les voyagistes concernant les conséquences de la crise au Moyen-Orient. Ces consultations ont révélé que la situation affecte non seulement la confiance des voyageurs, mais aussi la capacité aérienne, les taux d’occupation, le coût du carburant et le coût total des voyages. C’est précisément cette combinaison de facteurs qui fragilise le secteur.
L'Office du tourisme de Thaïlande (TAT) ne souhaite donc pas attendre. L'organisation entend soumettre de nouvelles mesures de soutien au tourisme au gouvernement par l'intermédiaire du centre gouvernemental de suivi de la situation au Moyen-Orient. Par ailleurs, une cellule de crise dédiée au tourisme doit assurer une veille permanente afin de pouvoir réagir plus rapidement en cas d'annulations de vols, de hausse des prix ou de baisse des réservations.
Un vieux règlement trouve une nouvelle utilité
Une part importante du plan s'appuie sur un programme existant. Un budget reste disponible du précédent programme « Summer Blast China & Overseas », qui a financé des vols charters en provenance de Chine depuis l'année dernière. L'Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT) souhaite désormais étendre ce programme aux vols long-courriers. Ce point est important, car, selon l'autorité, la demande de liaisons directes demeure.
Par ailleurs, une proposition est prête permettant aux voyageurs étrangers réservant un vol international de bénéficier de vols intérieurs gratuits. Un nouveau dispositif de relance du tourisme intérieur est également en cours d'élaboration, avec une participation financière des voyageurs. L'Office du tourisme de Thaïlande (TAT) espère ainsi stimuler simultanément le tourisme international et les voyages à l'intérieur du pays.
Des vols plus directs comme opportunité stratégique
Selon l'Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT), le pays peut consolider sa position de plaque tournante aérienne précisément durant cette période de turbulences. Le raisonnement est simple : si les liaisons via le Moyen-Orient deviennent plus difficiles ou plus coûteuses, cela libère des opportunités pour des liaisons plus directes entre l'Europe et l'Asie ou l'Australie. La TAT entend tirer profit de cette situation, notamment via Suvarnabhumi.
L'autorité du tourisme a demandé aux aéroports de Thaïlande d'assouplir la gestion des créneaux horaires de vol afin de permettre aux compagnies aériennes d'ouvrir ou de développer plus rapidement leurs liaisons directes. Elle vise ainsi non seulement les compagnies européennes, mais aussi celles du Moyen-Orient et d'autres marchés plus lointains. La concurrence est féroce, les aéroports chinois cherchant également à attirer ce trafic grâce à des prix compétitifs et des conditions avantageuses.
D'autres marchés doivent combler le vide.
Face à l'évolution inégale des marchés, l'Autorité du tourisme de Thaïlande (TAT) entend adapter sa stratégie internationale. Le recul de certains marchés lointains doit être partiellement compensé par une attention accrue portée à la Chine, au Japon, à la Corée du Sud et à l'Asie du Sud-Est. Le marché intérieur bénéficie également d'une importance accrue. Le secteur cherche ainsi à réduire sa dépendance aux itinéraires et aux voyageurs directement affectés par les tensions au Moyen-Orient.
Un optimisme prudent règne à Phuket à l'approche de la basse saison. Selon le secteur touristique local, le potentiel touristique en provenance d'Asie et d'Australie reste important, mais une reprise du Moyen-Orient n'est pas attendue dans l'immédiat. Parallèlement, des voix s'élèvent pour une coopération plus étroite avec la Chine, afin que les voyageurs qui transitent habituellement par des villes comme Shanghai ou Pékin privilégient davantage ce pays comme destination.
Le soutien aux entrepreneurs est déjà sur la table
L'Office du tourisme de Thaïlande (TAT) envisage également un scénario plus pessimiste. Si la crise persiste pendant des mois, le centre de gestion de crise prévu à cet effet entend non seulement surveiller le marché, mais aussi préparer des mesures de soutien financier. Il s'agira notamment d'envisager des prêts à taux préférentiels ou d'autres financements avantageux pour les entreprises touristiques confrontées à une hausse des coûts et à une baisse de la demande.
Il ne s'agit pas d'un luxe superflu. Les premiers signes sont apparus ces derniers jours dans le secteur du tourisme, notamment sur les liaisons long-courriers. Ce sont précisément les petits entrepreneurs, des agences de voyages aux prestataires locaux, qui ressentent souvent ce changement le plus rapidement. Grâce à un soutien ciblé et à des ajustements rapides, l'Office du tourisme de Thaïlande (TAT) espère éviter qu'un choc temporaire ne se transforme en un frein durable à la reprise.
L’objectif est clair : le secteur du tourisme doit réagir plus rapidement aux troubles internationaux tout en saisissant de nouvelles opportunités. Par le biais du soutien aux vols, de la stimulation du tourisme intérieur et d’une stratégie marketing plus ciblée, l’Office du tourisme de Thaïlande (TAT) s’efforce de maintenir la confiance. L’efficacité de ces mesures dépendra principalement de la durée de l’impact de la crise hors de la région.
Source : Bangkok Post via https://www.thailandblog.nl/toerisme/ta ... r-bangkok/