
Deux bateaux de pêche ont été saisis et 15 travailleurs migrants illégaux ont été emprisonnés après une inspection du département de la pêche sur une jetée de Sattahip.
Le directeur adjoint de la pêche, Bancha Sukkaew, a dirigé le contrôle du travail illégal effectué le 20 mars à la jetée Warasin de Samae San. Il a découvert 11 pêcheurs étrangers utilisant de faux livrets de bord.
Une enquête plus approfondie menée par le centre de contrôle des entrées et sorties du port a permis de découvrir quatre autres marins étrangers munis de faux documents.
Les bateaux ont été mis en fourrière et les propriétaires et les ouvriers arrêtés. Les pêcheurs illégaux risquent des amendes de 400 000 à 800 000 chacun, tandis que les propriétaires seront frappés d’amendes de 1,6 million à 4,4 millions de bahts. Leurs licences de pêche seront également suspendues pendant cinq ans.
Ces sanctions extrêmes – extrêmement inhabituelles dans un pays où les amendes pour la plupart des crimes sont ridiculement basses – sont le résultat d’un contact étroit entre la Thaïlande et l’Union européenne qui, en 2015, a adressé à la Thaïlande un avertissement sous forme de « carton jaune » pour son incapacité permanente à contrôler les pratiques de pêche illégale, le trafic d’êtres humains et les bateaux non enregistrés. Le pays s’est vu accorder six mois pour faire le ménage ou s’exposer à une interdiction totale de ses produits de la mer par les pays de l’UE, ce qui pourrait coûter au royaume 30 milliards de bahts par an.
Le délai a finalement été prolongé et la menace d’interdiction a été levée en 2017, mais le résultat est que la pêche illégale est devenue l’une des infractions les plus graves du pays.
L’application de la loi a pris du retard au cours des deux dernières années en raison de la pandémie de coronavirus, mais la pression internationale continue sur la Thaïlande pour garder l’industrie propre a entraîné une nouvelle vague d’inspections et de répressions.
Source : https://www.pattayamail.com/news/15-ill … nes-393060
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