La plus grande zone de libre-échange est asiatique

janvier 1st, 20100 Comments »

Source et article complet: Guillaume Guichard (lefigaro.fr)

La mise en place au 1er janvier d’un accord géant de libre échange entre la Chine et l’Asean donne naissance à la plus grande zone de libre-échange au monde. Un signal politique fort de la part de Pékin plus qu’une avancée commerciale.

A minuit, au 1er janvier, sera officialisée en Asie la plus grande zone de libre-échange au monde, avec 1,9 milliard de consommateurs. La Chine et les pays de l’Asean (Association of South-East Asians Nations) s’apprêtent à mettre en application un accord de libre-échange. Le nouvel ensemble ainsi créé produit pour 6.000 milliards de dollars de PIB et génère près de 4.500 milliards de dollars de flux de commerce. Pour Pékin, c’est un pas de plus vers le leadership asiatique.

L’accord est négocié depuis 2002 entre Pékin et les dix membres de l’Asean, à savoir l’Indonésie, la Thailande, la Malaisie, Singapour, Brunei, les Philippines, le Cambodge, le Laos, la Birmanie et le Vietnam. Le texte final prévoit la suppression des taxes douanières pour près de 7.000 groupes de produits et services qui représentent 90% des échanges régionaux. Des secteurs sensibles, comme les services et l’agriculture sont aussi concernés.

L’accord de libre-échange exprime, enfin, la volonté politique de la Chine de s’imposer comme leader régional. «La plupart des accords de ce type sont à but politique», analyse Razeen Sally. Et Pékin semble parti sur de bonnes bases. Illustration de sa popularité grandissante en Asie, le Premier ministre thaïlandais a récemment encensé la Chine sur la chaîne hongkongaise Phenix TV, rapporte Xu Bei. Selon le chef du gouvernement, le commerce avec Pékin est très bénéfique pour son pays. Et la Chine, contrairement aux Etats-Unis, «ne cherche pas à imposer son idéologie».

L’influence du yuan grandit en Asie

L’accord de libre-échange avec l’Asean permet à Pékin de faire d’une pierre deux coups. Le yuan devrait en effet gagner en influence grâce au renforcement des échanges régionaux.
Alors que les négociations commerciales étaient sur le point d’aboutir, en juillet dernier, Pékin a en effet décidé d’autoriser les entreprises chinoises à facturer en yuan leurs livraisons au sein de l’Asean.
« C’est un pas important pour l’internationalisation de la monnaie chinoise », commente Xu Bei, économiste chez Natixis, qui note au passage que les touristes chinois peuvent déjà payer en yuan dans la plupart des pays de l’Asean. Une monnaie internationale répond à trois fonctions : la facturation commerciale, l’unité de compte, la réserve de valeur.
Pour l’instant, Pékin garde le contrôle sur le yuan afin de conserver un taux de change stable face notamment au dollar, pour favoriser ses exportations. De quoi gêner ses partenaires asiatiques aux monnaies intégrées dans le système de change flottant international ? Pas vraiment, à en croire Xu Bei : « En regardant l’évolution sur un an, la compétitivité prix de l’Asean n’a pas été tellement dégradée par rapport à la Chine. » La remontée des monnaies asiatiques face au dollar courant 2009 n’a pas encore effacé la chute observée sur le marché des changes au deuxième semestre 2008.

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