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Le projet de loi sur les travailleurs du sexe protégera les personnes les plus exploitées de Thaïlande

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Des milliers de Thaïlandais – des femmes pour la plupart – travaillent toute leur vie dans l’industrie du sexe sans protection juridique. Comme rien ne les protège, ils sont exploités directement et indirectement. Le projet de loi sur les travailleurs du sexe vise à remédier à certains de ces problèmes.

Les opérateurs utilisent des méthodes sévères pour contrôler leurs travailleurs et s’assurer que l’argent continue d’affluer. Les propriétaires d’établissements doivent verser d’énormes « droits » à des fonctionnaires sous la table, et la prostitution, chose presque incroyable, reste illégale en Thaïlande.

Les propriétaires de bars féminins infligent des amendes aux travailleurs du sexe s’ils ne se présentent pas au travail et les arnaquent de la commission qu’ils sont censés toucher sur les boissons achetées pour eux par les clients. Et comme la prostitution est illégale, les lieux ne sont pas enregistrés et ne sont donc pas soumis aux réglementations en matière de santé et de sécurité. Par conséquent, les travailleurs du sexe sont vulnérables aux maladies et aux accidents du travail. Si le projet de loi est adopté, la prostitution deviendra légale.

Il est important de rappeler qu’il ne s’agit pas d’une loi sur le tourisme. L’aspect du commerce du sexe auquel les étrangers sont confrontés sera toujours modéré par la loi. Mais la situation des travailleurs du sexe dans les hauts lieux touristiques – une petite minorité, bien que très visible, de tous les travailleurs du sexe thaïlandais – est très différente de celle de la majorité : Les femmes thaïlandaises et les transsexuels thaïlandais fournissant des services aux hommes thaïlandais.

Qu’est-ce que le projet de loi sur les travailleurs du sexe ?
Ce projet de loi est présenté par le ministère des affaires féminines et du développement familial dans le but d’annuler la loi de 1996 sur la suppression de la prostitution, de protéger les travailleurs du sexe et d’améliorer leur qualité de vie.

Le processus de rédaction a impliqué toutes les parties concernées et a pris en compte des lois similaires dans des pays où le travail du sexe est légal. À ce jour, il existe au moins 15 pays de ce type, dont les Pays-Bas et l’Allemagne. Une fois le projet de loi adopté, les travailleurs du sexe auront droit aux mêmes prestations sociales que celles dont bénéficie actuellement tout travailleur en col blanc.

Le projet de loi stipule que tous les travailleurs du sexe et leurs clients doivent être âgés d’au moins 18 ans. Il donne aux travailleurs du sexe le droit de refuser de fournir des services à tout moment.

Le projet de loi définit les exploitants de lieux de sexe comme des intermédiaires qui coordonnent ou fournissent des services sexuels à des clients, avec ou sans bénéficier d’une part des gains. La législation exige de ces opérateurs qu’ils demandent une licence, afin de garantir une protection adéquate des travailleurs du sexe.

Le projet de loi prévoit également la création d’agences chargées de fournir une protection et de veiller à ce que les travailleurs du sexe aient accès à des recours juridiques.

Peines et sanctions
Le projet de loi sur les travailleurs du sexe réprime la maltraitance des enfants et la traite des mineurs, en punissant toute personne qui paie pour avoir des relations sexuelles avec un mineur âgé de plus de 15 ans d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans et d’une amende pouvant aller jusqu’à 60 000 bahts (2 000 dollars). Cette peine sera applicable même si le mineur est consentant. Ceux qui paient pour des relations sexuelles avec un mineur de moins de 15 ans risquent six ans de prison et une amende pouvant aller jusqu’à 120 000 bahts.

Si un parent ou un tuteur est au courant ou complice d’une telle transaction avec son enfant, il risque jusqu’à 20 ans de prison et une amende maximale de 400 000 bahts (12 000 dollars américains).

Article original par Jon Whitman, https://thethaiger.com/hot-news/politic … -exploited

J’entends parler de pareils lois depuis des années mais il n’y a jamais eu de concrétisation.

dreamman

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