0

Les finances publiques thaïlandaises sont sous pression alors que la dette se rapproche du plafond

Image

L’avertissement ne concerne pas une faillite imminente. La Thaïlande est en mesure de financer ses dépenses et sa dette publique demeure inférieure au plafond légal. L’inquiétude porte principalement sur les déficits structurels, la hausse des coûts d’intérêt et l’augmentation des dépenses liées aux retraites, à la santé et aux autres prestations sociales.

La croissance économique est lente. Par conséquent, les recettes fiscales augmentent moins rapidement que prévu, tandis que l’État a besoin de fonds pour le soutien social, les infrastructures et la relance économique. Cette situation complique les réformes. Les mesures d’austérité peuvent ralentir la croissance, mais l’endettement croissant réduit la marge de manœuvre. Dès lors, le débat sur les recettes et les dépenses est nettement plus urgent que les années précédentes.

La dette approche la limite que la Thaïlande s’est fixée.
La dette publique représentait environ 67,5 % du PIB en juillet. Le plafond légal est fixé à 70 %. Les planificateurs économiques thaïlandais avertissent que cette situation laisse peu de marge de manœuvre financière. Ils préconisent une politique budgétaire plus rigoureuse et une réduction des dépenses qui contribuent peu à la croissance future.

Le Fonds monétaire international constate également que les marges de manœuvre se réduisent. Pour l’exercice 2026, le Fonds prévoyait initialement un déficit de 860 milliards de bahts. Sans recettes supplémentaires ni réduction des dépenses, la dette pourrait augmenter. Le Fonds souligne que la Thaïlande conserve un accès au financement et que le risque de graves problèmes d’endettement demeure modéré.

Le système fiscal génère relativement peu de recettes.
L’un des problèmes réside dans l’étroitesse de l’assiette fiscale. De nombreux travailleurs ne paient pas d’impôt sur le revenu et certains secteurs bénéficient d’exonérations. Par conséquent, les recettes fiscales demeurent relativement faibles par rapport à la taille de l’économie. Selon l’OCDE, cela limite la capacité de financer la croissance des dépenses de santé, de retraite, d’infrastructures et de lutte contre le changement climatique.

Une hausse rapide de la TVA n’est pas la seule solution. Les experts préconisent principalement un élargissement de l’assiette fiscale, une réduction des exceptions et une meilleure collecte. L’idée est que le gouvernement puisse d’abord intégrer davantage d’activités économiques existantes au système fiscal avant d’augmenter les taux.

L’aide sociale risque de devenir plus coûteuse.
Le vieillissement de la population accentue encore la pression. La Thaïlande devra faire face à une hausse des coûts des retraites et des soins de santé dans les décennies à venir, tandis que sa population active diminue. La Banque mondiale a déjà estimé que le coût cumulé des retraites des fonctionnaires, des prestations de vieillesse et des soins de santé pourrait augmenter fortement si aucune mesure politique n’est prise.

Les subventions et les programmes d’aide généraux font également l’objet d’un examen critique. On leur reproche de ne pas cibler suffisamment l’aide sur les ménages qui en ont réellement besoin. Ainsi, le gouvernement pourrait réaliser des économies sans pour autant démanteler la protection sociale. Ce sujet est politiquement délicat, car de nombreux dispositifs bénéficient aujourd’hui à une large partie de la population.

Ce que cela pourrait signifier pour vous en Thaïlande
Pour les résidents et les retraités, les conséquences sont pour l’instant principalement indirectes. Des finances publiques tendues peuvent entraîner une hausse des impôts, une réduction des subventions ou une augmentation des tarifs des services publics. Les investissements pourraient également être mis à rude épreuve si une part plus importante du budget est consacrée aux intérêts et aux remboursements.

Par ailleurs, une situation budgétaire fragile peut affecter la confiance des investisseurs et, de ce fait, impacter le baht. Cependant, le taux de change dépend de nombreux autres facteurs, tels que les taux d’intérêt, les exportations, le tourisme et les flux de capitaux internationaux. Il n’existe donc pas de lien direct entre la dette publique et la force ou la faiblesse du baht.

La Thaïlande n’est pas confrontée à un effondrement budgétaire immédiat, mais l’avertissement est sérieux. La dette approche de son plafond, les recettes restent limitées et le vieillissement de la population renchérit les dépenses futures. Sans réformes, il deviendra plus difficile de financer simultanément la protection sociale, l’investissement et la croissance économique.

Sources : Bangkok Post, Fonds monétaire international, OCDE, Banque mondiale, Thairath via https://www.thailandblog.nl/nieuws-uit- … ond-loopt/

>

dreamman

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *