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L’immigration thaïlandaise : passé, présent et futur

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Photo d’illustration, Dreamman

Pendant la majeure partie de l’histoire de la Thaïlande, l’entrée et la sortie du royaume n’étaient pas surveillées. Un grand nombre des premiers colons étaient chinois. Un service d’immigration de 50 personnes, comme on l’appelait à l’origine, a été créé en 1927 et transféré à la police royale thaïlandaise en 1932. Bien qu’une expansion régulière ait eu lieu, en particulier lorsque les voyages aériens de masse sont devenus une caractéristique mondiale, c’est la loi sur l’immigration de 1979 qui a établi les caractéristiques de l’enregistrement et du contrôle des étrangers qui sont encore dominantes aujourd’hui.

La fin de la guerre sismique du Vietnam en 1975, avec l’effondrement de l’influence américaine au Cambodge et au Laos également, a créé un mouvement massif de réfugiés vers la Thaïlande (qui avait évité de s’impliquer de près) dans les années qui ont suivi. La loi de 1979 a durci la réglementation sur les visas et a insisté pour que l’on sache où se trouvent les étrangers pendant leur séjour. En fait, l’origine de l’enregistrement des adresses et de la déclaration des 90 jours était de traquer les migrants économiques des pays voisins plutôt que les millions de touristes de loisirs qui se sont également retrouvés pris dans le filet.

Les années 1980 et 1990 ont été marquées par un boom sans précédent des voyages aériens intercontinentaux. Les autorités thaïlandaises chargées de l’immigration, sur instruction du gouvernement, ont consciemment assoupli les restrictions en matière de visas en autorisant les étrangers de long séjour à faire des allers-retours répétés à la frontière ou à prendre l’avion pour renouveler ou prolonger leur visa. En 1991, les visas d’un an et les prolongations de séjour ont fait leur apparition, tandis que les détenteurs de permis de travail n’étaient plus obligés de faire l’aller-retour à Penang tous les trois mois. Les visas de retraite sont également autorisés, bien que l’âge minimum au départ soit de 60 ans et que l’argent dans une banque thaïlandaise soit décrit comme « toute somme à six chiffres », ou un minimum de 100 000 bahts.

Au début du nouveau millénaire, des restrictions ont commencé à apparaître. Des recherches gouvernementales suggéraient qu’il y avait des millions d’étrangers vivant en Thaïlande sans que les autorités ne sachent où ils se trouvent, quelles sont leurs motivations ou leurs sources de revenus. Les ambassades thaïlandaises à l’étranger exigent davantage de formalités administratives pour délivrer les visas et le nombre de passages de la frontière vers le Cambodge, en particulier, est restreint, pour finalement n’en compter que deux par année civile. Un nombre croissant d’étrangers reconnus coupables de travail illégal, d’activités criminelles ou d’irrégularités en matière de visa ont été expulsés via le centre de détention pour immigrés, surpeuplé et très médiatisé.

Les nouvelles technologies ont permis au bureau de l’immigration d’exercer une surveillance plus étroite. Les agences des Nations unies ont notamment fait don de systèmes informatisés pour renforcer la surveillance aérienne, maritime et terrestre afin de lutter contre la migration irrégulière et la criminalité transnationale. En 2014, les derniers postes de travail du Verifier Travel Document and Bearer ont été installés à l’aéroport de Suvarnabhumi, puis étendus à l’ensemble du pays, ce qui a rendu la fraude aux passeports et le trafic de migrants en particulier des entreprises effectivement risquées. La liaison informatisée avec Interpol a également permis de démanteler un certain nombre de réseaux pédophiles, de réseaux internationaux de falsification et de groupes terroristes.
À l’heure actuelle, le gouvernement fait la promotion de ses plans de visa pour les touristes et les expatriés de grande valeur. Ce concept n’est pas vraiment nouveau, puisque le visa de la carte Elite pour les personnes fortunées a été introduit dès 2003, bien qu’il ait eu une histoire mouvementée. Parmi les initiatives contemporaines, citons les visas LTR (Long Term Resident), qui offrent la possibilité d’acheter des biens immobiliers, ainsi que des règles de travail flexibles pour les cadres et les personnes fortunées. Les détails précis ne sont pas encore parus dans la Royal Gazette.

Les villes fantômes touristiques créées par la pandémie ont définitivement affecté les questions d’immigration. Suite à la suppression du Thailand Pass à partir du 1er juillet 2022, la période d’exemption de visa de 30 jours pour les ressortissants d’une soixantaine de pays pourrait être étendue à 45 jours et la bureaucratie de la carte de débarquement TM6 a été suspendue pour les arrivées par avion, mais pas pour les passagers maritimes et terrestres. Les exigences en matière d’assurance médicale, qu’il s’agisse d’une assurance Covid ou d’une assurance tous risques, ont également disparu pour la plupart des visas ou des prolongations de visa, ce qui reflète les décisions similaires en vigueur dans les pays concurrents de la Thaïlande dans la région de l’ANASE.

Le service d’immigration thaïlandais est passé d’une force minuscule en 1927 à une énorme entreprise aujourd’hui qui dispose d’un budget de plus de 350 millions de bahts et d’une flotte de près de 300 véhicules et bateaux. On pense actuellement que la Thaïlande aurait dû être réorganisée pour simplifier le système complexe de visas du pays, dont les règles bureaucratiques se chevauchent, voire se contredisent, pour des groupes cibles similaires. La confusion est bien documentée chaque jour sur les médias sociaux bien informés, en particulier Asean Now et ses hôtes résidents. Une mesure particulièrement populaire consisterait à améliorer l’enregistrement en ligne des données personnelles, car les sites web d’immigration en question sont sujets à des pannes. Après tout, les systèmes d’immigration les plus efficaces au monde sont ceux que l’on ne doit pas visiter trop souvent.

Source: https://www.pattayamail.com/latestnews/ … ure-403357

dreamman

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