
À partir du 1er octobre, les applications de réservation de véhicules en Thaïlande seront soumises à un nouveau système d’évaluation à points. Annoncée par le ministère des Transports, cette mesure vise à sanctionner les plateformes qui attribuent des courses à des chauffeurs sans licence publique ou utilisant des véhicules non enregistrés légalement.
Ce dispositif, présenté sous le nom de bulletin de notes des applications, concerne huit plateformes de VTC et livraisons approuvées, dont Grab, Bolt, inDrive, TADA, Maxim, LINE MAN, Lalamove et FINGOGO. Chaque opérateur débutera avec un capital de 100 points, qui sera évalué et réinitialisé chaque trimestre.
Le barème de sanctions se veut strict et progressif. Une perte de plus de 40 pour cent des points entraîne un premier avertissement. Si le score atteint le seuil critique, assimilé à un carton rouge, la certification de l’application sera suspendue pour une durée initiale de trois jours. Sans amélioration, cette suspension pourra s’étendre à 7, 15, puis 30 jours. Dans les cas les plus graves affectant l’intérêt public, la certification pourra être définitivement révoquée.
Les infractions ciblées incluent le recours à des chauffeurs sans licence adéquate, l’utilisation de véhicules non conformes, la facturation de tarifs hors du cadre légal ou toute autre violation des conditions fixées. Les plateformes disposeront néanmoins d’un droit d’appel pour justifier leurs actions, améliorer leurs opérations et récupérer leurs points.
L’objectif de cette réforme n’est pas uniquement punitif, mais vise à standardiser les services de transport via application pour qu’ils deviennent fiables et sûrs pour les usagers. Depuis un premier accord de coopération fin juin, l’administration a observé une hausse spectaculaire des régularisations. Les délivrances de licences publiques sont ainsi passées d’environ 3 000 à près de 9 000 par mois pour les automobilistes. Pour accompagner cette transition, les autorités ont d’ailleurs réduit le délai d’obtention de ce document spécifique à une seule journée, contre plusieurs semaines auparavant.
Passé le délai d’octobre, les chauffeurs pourront toujours demander leur licence, mais les applications auront l’interdiction stricte de leur confier des courses tant qu’ils ne seront pas en règle.
Source : The Thaiger
>